Violences meurtrières au Sénégal: enquête ouverte, quatre arrestations

Par La rédaction

DAKAR (AFP) - (AFP)

Quatre personnes ont été arrêtées et une enquête a été ouverte "immédiatemment" après les violences qui ont fait un mort et trois blessés jeudi à Dakar lors d'échanges de coups de feu entre partisans du pouvoir et opposants, a appris vendredi l'AFP de sources policières.

Les quatre personnes arrêtées font partie d'un groupe d'hommes armés qui ont attqué une mairie d'un quartier de Dakar, Sacré-Coeur Mermoz, dirigée par un membre du Parti socialiste (PS, opposition), Barthélémy Dias, a indiqué une source policière.

Un communiqué du ministère de l'Intérieur transmis à l'AFP précise que "la police a été informée de la présence de deux groupes rivaux et hostiles en face de la mairie de Sacré-Coeur Mermoz", ajoutant que des policiers se sont rendus sur les lieux et ont "constaté des velléités d'affrontements entre les deux groupes".

Les policiers ont alors demandé "au groupe qui était en face de la mairie de quitter les lieux, tout en demandant un renfort d'éléments d'intervention".

"C'est à cet instant que la situation a dégénéré et des coups de feu ont été tirés.L'arrivée des renforts a permis de circonscrire rapidement l'incident", ajoute le communiqué signé du directeur général de la police nationale.

"Plus tard, quatre blessés ont été répertoriés.L'un deux succombera des suites de ses blessures", ajoute-t-il, en précisant que "sur instructions du procureur de la République, une enquête a été immédiatement ouverte par les services compétents de la direction générale de la police nationale".

Selon le PS, cinq véhicules remplis d'hommes de main armés du pouvoir venus à la mairie PS de Mermoz sont à l'origine de ces violences.

Barthélémy Dias a reconnu avoir tiré des coups de feu, en état "de légitime défense".Il a déclaré qu'il était prêt à répondre à une convocation de la police, insistant sur le fait qu'il avait été "agressé".

Ces violences sont intervenues à la veille de l'investiture par son parti du chef de l'Etat Abdoulaye Wade comme candidat à la présidentielle de février 2012, candidature jugée anticonstitutionnelle par ses opposants qui ont prévu de manifester vendredi à Dakar.