Wangari Maathai, "une force de la nature": les réactions à son décès

Par La rédaction

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NAIROBI (AFP) - (AFP)

La Kényane Wangari Maathai, prix Nobel de la paix, était "une force de la nature", capable, comme les arbres africains qu'elle a défendus toute sa vie, de "survivre parfois dans les conditions les plus difficiles", a estimé lundi Achim Steiner, directeur exécutif de l'Agence des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

Wangari Maathai, dont le combat en faveur de l'environnement et du droit des femmes lui a valu la reconnaissance internationale et la sympathie de ses compatriotes, est décédée dimanche à 71 ans des suites d'un cancer.

"Le PNUE a perdu un vrai ami et une icône du mouvement pour la défense de l'environnement.Mais son oeuvre et sa vision survivront chez les millions de gens qui ont entendu Wangari, chez qui ses objectifs et ses idéaux ont fait écho, et qui, comme eux, ont relevé leurs manches pour construire un meilleur avenir pour tous", a conclu le patron de l'agence des Nations unies.

De son côté, la fondation Nelson Mandela a salué "l'héritage durable" en faveur de la protection de l'environnement laissé par l'ancienne ministre kényane, la femme aux trois "R", "réduire, réutiliser, recycler".

"C'est avec une grande tristesse que nous avons appris la mort de cette militante écologiste exceptionnelle et nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille, ses amis et camarades", a indiqué le directeur de la fondation Achmat Dangor, dans un communiqué.

Marc Ona, figure de la société civile gabonaise, prix Goldman pour l'environnement 2009, a estimé que Wangari Maathai, laissait un "héritage à l'humanité".

"Elle laisse à l'humanité un héritage et un état d'esprit: l'engagement de vaincre le désert avec son projet de plantation d'arbres", a affirmé M. Ona, responsable gabonais de l'ONG Brainforest joint à Paris depuis Libreville.

A Paris, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a estimé que Mme Maathai était une "voix puissante en faveur d'un environnement partagé et harmonieux" qui "manquera au monde".

"L'Afrique vient de perdre l'une de ses figures les plus emblématiques et les plus attachantes", a-t-il ajouté dans une déclaration, en saluant "la mémoire d'une femme exceptionnelle connue pour la force, l'étendue et la noblesse de ses engagements".