Zambie: dissolution de l'ancien parti au pouvoir

Par La rédaction

LUSAKA (AFP) - (AFP)

Le Mouvement pour la démocratie multipartite (MMD), qui a dirigé la Zambie de 1991 à 2011, a été dissous pour n'avoir pas payé ses frais d'enregistrement, et pourrait en conséquence perdre ses sièges au Parlement, a annoncé mercredi le patron du registre du commerce.

Les partis doivent acquitter tous les ans des frais d'enregistrement, mais le MMD ne les a pas payés depuis 1993 et a laissé une ardoise de plus de 390 millions de kwachas (56.800 euros), a expliqué Clement Andeleki, qui s'occupe aussi des partis.

"J'ai annulé l'enregistrement du MMD pour non-conformité à la loi sur les sociétés", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

"Cette décision drastique a été prise très exceptionnellement par mes services afin d'envoyer un signal fort aux sociétés qui négligent leur enregistrement", a-t-il noté.

"L'effet de ma décision est aussi d'annuler 53 sièges au Parlement qui sont aujourd'hui détenu par le MMD", a relevé M. Andeleki, ajoutant qu'il allait écrire en ce sens au président de l'Assemblée nationale, qui compte 150 sièges.

Le MMD du président sortant Rupiah Banda a perdu les élections de septembre 2011 face au Front patriotique de Michael Sata, la deuxième alternance qu'a connu la Zambie depuis l'indépendance en 1964.

Michael Sata a lancé une active campagne anti-corruption depuis qu'il a pris le pouvoir, mais les membres du MMD y voient une chasse aux sorcières.