Zambie: l'opposition accuse la police d'avoir tiré lors d'un de ses meetings

Par AFP

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Le principal parti de l'opposition zambienne a accusé la police d'avoir tiré à balles réelles lors d'un meeting politique auquel participait son chef Hakainde Hichilema, qui se cachait samedi.

La police a démenti l'usage de balles réelles.Le Parti uni pour le développement national (UNDP) de Hakainde Hichilema assure que la police a ouvert le feu vendredi, avec des balles réelles, lors d'un meeting auquel participait Hakainde Hichilema.Le rassemblement se tenait dans la localité de Sesheke (ouest), où est organisée la semaine prochaine une élection législative partielle. Dans un tweet vendredi, Hakainde Hichilema a affirmé: "Nos vies sont en danger alors que la police nous tire dessus et tire contre le peuple avec des balles réelles".Personne n'a cependant été blessé, selon l'UNDP."Nous sommes actuellement en sécurité, et le président se cache, mais on ne sait pas ce qui va nous arriver", a déclaré samedi à l'AFP Brian Mwiinga, chargé de presse de l'UNDP.Un haut responsable de la police, Kakoma Kanganja, a, lui, démenti que la police ait ouvert le feu. "La police zambienne souhaite clarifier qu'elle n'a pas fait usage de balles réelles pour disperser la foule qui était illégalement réunie à Sesheke hier (vendredi)", a déclaré Kakoma Kanganja dans un communiqué, ajoutant que personne n'avait été blessé.Le climat politique en Zambie, pays d'Afrique australe d'ordinaire calme, s'est détérioré depuis l'élection présidentielle d'août 2016 remportée par le sortant Edgar Lungu.Ce dernier s'est imposé avec à peine 100.000 voix d'avance sur Hakainde Hichilema, qui a dénoncé un scrutin entaché de fraudes.Depuis, le chef de l'Etat est régulièrement accusé par ses adversaires politiques de dérive autoritaire. En 2017, Hakainde Hichilema a été emprisonné quatre mois pour avoir gêné le passage du convoi du président, avant que les charges retenues contre lui soient finalement abandonnées.