Zimbabwe: l'organisateur du safari fatal au lion Cecil libéré dans une affaire de trafic d'antilopes

Par La rédaction

Bulawayo (Zimbabwe) (AFP)

Le chasseur professionnel zimbabwéen qui avait organisé le safari fatal au célèbre lion Cecil, arrêté lundi dans le cadre d'un trafic illégal d'antilopes, a été libéré et blanchi de la principale charge qui pesait sur lui dans cette affaire, a affirmé son avocate jeudi.

"Le parquet a retiré les charges liées au trafic d'antilopes", a indiqué l'avocate Perpetua Dube, interrogée par l'AFP. 

Theo Bronkhorst est cependant "toujours poursuivi pour avoir déplacé des trophées d'animaux sans autorisations et a été libéré contre une caution de 100 dollars", a-t-elle ajouté. 

M. Bronkhorst, 52 ans avait été arrêté à Bulawayo, la deuxième ville du pays (sud-ouest) et accusé d'avoir "déplacé des animaux sauvages sans permis" ainsi que de "complicité dans le trafic d'animaux sauvages". 

Cette interpellation était liée à celle, quelques jours plus tôt, de trois Sud-Africains accusés d'avoir sorti clandestinement 29 hippotragues - un antilope rare et très chère - du Zimbabwe.

Hewitt Edwin, 49 ans, Blignaut Hendricks Johannes, 41 ans, et Pretorius Herbert John, 49 ans sont accusés de capture illégale, translocation d'animaux sauvages et de passage de frontière en utilisant un point de sortie non officiel.

Theo Bronkhorst, chasseur professionnel zimbabwéen, est accusé d'avoir organisé la traque du lion Cecil, près du parc national de Hwange, pour son riche client américain Walter Palmer, qui a abattu le félin avec un arc le 1er juillet. 

L'Américain avait payé 55.000 dollars (50.000 euros) pour le permis de chasse.

La mort de Cecil, qui portait en outre un collier GPS car il était suivi dans le cadre d'un programme d'études scientifiques, a provoqué un tollé dans le monde auprès des défenseurs des animaux.

M. Bronkhorst, dont le procès dans l'affaire de la mort de Cecil est prévu pour le 28 septembre devant le tribunal de Hwange, est en liberté provisoire après avoir payé une caution de 1.000 dollars (890 euros), dans cette affaire.