Zimbabwe: le président Mugabe réclame la fin des sanctions occidentales

Par La rédaction

HARARE (AFP)

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a accusé lundi les pays occidentaux de vouloir prolonger les souffrances de ses compatriotes avec des "sanctions malfaisantes" et les a appelé "à réfléchir" pour y mettre un terme rapidement.

"L'Union européenne (UE) et l'Amérique souhaitent voir notre peuple continuer à souffrir avec des sanctions malfaisantes", a déclaré le président Mugabe, 86 ans, devant des milliers de personnes réunies pour commémorer les héros de la guerre de libération de 1970.

"Nous avons souhaité discuter à nouveau avec l'UE sur la question de l'annulation immédiate des sanctions qui font du mal à notre peuple.Nous recherchons l'amitié pas l'inimitié, l'union et pas la séparation, une bonne entente et non la division", a affirmé le président zimbabwéen.

"Nous les appelons à réfléchir de nouveau.Réfléchis à nouveau Europe, réfléchis à nouveau Amérique, vous vous trompez", a-t-il ajouté.

Le Zimbabwe fait l'objet depuis 2002 de sanctions de la part de l'Union européenne en raison de violations répétées des droits de l'Homme et des libertés fondamentales par le régime de Mugabe.

Ces mesures consistent en un embargo sur les armes et les équipements susceptibles de servir à la répression interne, l'interdiction de voyager sur le territoire des Etats de l'UE pour une centaine de personnes liées au pouvoir en place ainsi que le gel des avoirs financiers de ces mêmes personnes.

L'Union européenne estime jusqu'ici que les progrès en matière de droits de l'Homme ne sont pas suffisants pour lever les sanctions contre le président Mugabe et son entourage.

"Nous devons parler d'une même et haute voix et dire que les sanctions doivent être annulées", a ajouté M. Mugabe devant la foule massée dans la banlieue d'Harare, en présence du Premier ministre Morgan Tsvangirai et des responsables gouvernementaux.

Le président Mugabe a d'autre part appelé les Zimbabwéens à réunir leurs forces pour reconstruire le pays.

"Les querelles doivent cesser", a-t-il dit."Les cris des uns contre les autres doivent cesser et nous devons nous concentrer sur nos buts.L'absence d'harmonie n'augure rien de bon pour notre bien en tant que nation", a-t-il dit, soulignant que le "processus de réconciliation est national".