Zimbabwe: le président Zuma à Harare en vue d'un calendrier électoral

Par La rédaction

HARARE (AFP)

Le président sud-africain Jacob Zuma, médiateur envoyé par l'Afrique australe pour le Zimbabwe, est arrivé vendredi à Harare pour tenter de mettre d'accord les membres du gouvernement d'union sur la date de futures élections.

"Nous espérons que (Zuma) pourra décider de la feuille de route pour les élections", a déclaré à l'AFP Rugare Gumbo, porte-parole du parti présidentiel, la Zanu-PF.

"Le message principal est d'établir un calendrier pour l'organisation d'élections libres et équitables", a renchéri Nelson Chamisa, porte-parole de l'ancienne opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC).

Le président Robert Mugabe, 86 ans, au pouvoir depuis l'indépendance en 1980, plaide pour des élections à la mi-2011.Mais le MDC estime que les conditions pour un scrutin libre et efficace ne sont pas réunies.

"La question des violences, de la participation des militaires aux élections et à la surveillance du scrutin", doivent être débattues lors de la médiation du président Zuma, a poursuivi Nelson Chamisa.

"Nous voulons qu'un dispositif de surveillance soit mis en place six mois avant les élections pour éviter une répétition des erreurs du passé", a-t-il ajouté.

La date des élections n'est pas le seul point de litige entre les deux camps.Le chef du MDC et Premier ministre, Morgan Tsvangirai, vient de saisir la justice pour faire annuler la nomination par le président de gouverneurs provinciaux.

Jacob Zuma s'est déjà entretenu avec MM.Mugabe et Tsvangirai le week-end dernier lors d'un sommet de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) à Gaborone pour tenter d'apaiser les tensions et éviter une répétition du scénario de 2008.

Les élections générales de mars 2008 avaient été suivies d'une vague de violences, qui avaient fait 200 morts dans les rangs du MDC, selon ce parti.

Pour sortir de la crise, le président Mugabe et son rival avaient formé un gouvernement d'union, en février 2009.Selon leur accord, la coalition doit prendre fin avec de nouvelles élections mais après l'adoption d'une Constitution posant les conditions d'un scrutin libre et équitable.