Nigeria: une élection test dans l'État d'Ekiti

AFRICA RADIO

18 juin 2022 à 12h22 par AFP

Les électeurs de l'État d'Ekiti, au Nigeria, ont commencé à voter samedi matin pour élire un nouveau gouverneur, un scrutin qui pourrait être un indicateur de tendance pour l'élection présidentielle prévue l'an prochain. 

Abuja (AFP)

Selon la Commission électorale nationale indépendante (INEC) du Nigeria, l'État du sud-ouest compte 988.923 électeurs inscrits, dont près de 40% sont âgés de 18 à 34 ans.  

Les bureaux de vote ont officiellement ouvert à 07h30 GMT et devraient fermer à 13h30 GMT. 

"Vers 9h30 (0830 GMT)...accréditation et vote en cours sans discontinuité", a tweeté l'INEC sur le processus en cours dans un bureau de vote du district d'Emure. 

Un groupe de la société civile, Yiaga Africa, a déclaré qu'il "observait le processus dans toutes les zones de gouvernement local"."Rappelez-vous, ne vendez PAS vos votes ! Votre vote est important et vos votes comptent ! Sortez et votez comme il faut !", a-t-il déclaré dans un tweet. 

Dans ce pays multiethnique d'Afrique de l'Ouest de quelque 200 millions d'habitants, les partis et les observateurs électoraux considèrent le vote d'Ekiti comme un test pour l'élection présidentielle de 2023. 

Les candidats de 16 partis sont sur les rangs.Cependant trois personnalités sont données favorites :  Biodun Oyebanji du Congrès des progressistes (APC) au pouvoir, Bisi Kolawole du Parti démocratique populaire (PDP, principal parti d'opposition) et Segun Oni du SDP (social-démocrate).

L'Ekiti fait partie des huit États du Nigeria, sur un total de 36, où les élections des gouverneurs n'ont pas lieu en même temps que dans le reste du pays en raison de contestations juridiques des résultats précédents. 

Le Nigeria a une longue histoire de troubles et de malversations liés aux élections.Le dernier vote pour le gouvernorat d'Ekiti en 2018 a été entaché de violences et d'accusations de fraude électorale. 

Mercredi, les candidats ont signé un accord de paix, s'engageant à éviter la violence et à accepter le résultat du vote. 

La police a déclaré avoir déployé plus de 17 000 personnes pour ce scrutin.