Nord-ouest du Nigeria: une attaque contre un train passagers repousée

AFRICA RADIO

28 mars 2022 à 22h21 par AFP

Un train de passagers a été attaqué lundi soir dans le nord-ouest du Nigeria par des hommes armés, qui ont utilisé des explosifs sur la voie, sans faire de victimes, avant d'être repoussés par l'armée, ont indiqué à l'AFP une source sécuritaire et deux proches des voyageurs.

Le train a été attaqué vers 21H00 locale près de la gare de Rijana, sur la ligne reliant Abuja, la capitale du Nigeria, à Kaduna, une ville du nord-ouest du pays, où des hommes armés avaient déjà tenté d'attaquer samedi l'aéroport. Il s'agit des dernières violences en date imputées à des gangs appelés localement "bandits", qui sévissent dans le nord-ouest et le centre du pays le plus peuplé d'Afrique, où ils pillent, kidnappent et tuent. "Des terroristes ont attaqué un train partant de Abuja ce soir avec plus de 970 passagers à bord", a déclaré à l'AFP un haut responsable sécuritaire. "Les terroristes ont déclenché de explosifs sur les rails entre les villes de Karari et Rijana" puis ont tenté d'attaquer le train en tirant de nombreux coups de feu, a-t-il ajouté. "L'attaque a cependant été repoussée" par des militaires "déployés rapidement sur place", et "le train étant blindé pare-balles, les vies des passagers ont pu être sauvées", a-t-il précisé. Selon cette source, l'attaque n'a fait aucune victime. Deux proches de passagers, en contact avec eux par téléphone, ont confirmé à l'AFP l'attaque et le sauvetage par l'armée. "Les passagers ont été sauvés par les soldats. Personne n'a été blessé et ils retournent à Abuja", a affirmé à l'AFP un de ces proches, Muhammad Musa. "Un ami à moi qui se trouvait dans le train m'a confirmé qu'ils étaient à présent en sécurité, les militaires sont venus à leur rescousse", a également déclaré à l'AFP un autre proche, Abullahi Mustapha, au téléphone. "Ils retournent à Abuja, ne pouvant se rendre à Kaduna, alors que les rails ont été endommagés par l'explosion", a-t-il précisé. Cette incident intervient deux jours après l'attaque par des hommes lourdement armés samedi de l'aéroport de Kaduna. Ils avaient alors tué un garde de sécurité, avant d'être repoussés par les militaires, et momentanément interrompu le trafic aérien.