RDC: huit civils tués par des ADF à Komanda, cible d'attaques récurrentes

2 octobre 2021 à 16h21 par AFP

AFRICA RADIO

Huit civils ont été tués par des combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) dans une cité du nord-est de la République démocratique du Congo, devenue la cible d'attaques récurrentes de ce groupe armé, a-t-on appris samedi de source locale.

Au total, "huit corps" de civils ont été découverts samedi après l'attaque d'un quartier périphérique de Komanda, dans la province de l'Ituri, a déclaré à l'AFP David Beiza, président de la Croix rouge du territoire d'Irumu. "Les corps ont ensuite été transportés par les véhicules des FARDC (armée congolaise) et amenés à l'hôpital général de référence de Komanda en attendant l'inhumation", a-t-il expliqué. Sans faire de commentaire sur ce bilan, le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l'armée en Ituri, a accusé "les rebelles ADF et leurs alliés du FPIC (Front Patriotique et Intégrationniste du Congo", d'être les auteurs de l'attaque. Ces ADF ont aussi incendié une dizaine de maisons et "kidnappé plusieurs personnes", des déplacés qui étaient hébergés dans une église, selon M. Beiza. Cible d'attaques récurrentes ces dernières semaines, Komanda est un important centre commercial situé à 75 km au sud de Bunia, capitale provinciale. "C'est une situation qui nous fait peur, (avec) des attaques tous les jours et ça pousse les habitants à quitter leurs domiciles" pour se réfugier dans les localités voisines, a déploré Daniel Herabo, président de la société civile locale. Les ADF étaient à l'origine des rebelles musulmans ougandais et sont maintenant présentés par l'organisation jihadiste État islamique comme sa branche en Afrique centrale. De la centaine de groupes armés actifs dans la région orientale de la RDC, les ADF sont présentés comme les plus meurtriers. Depuis le mois de mai, les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri ont été placées sous le régime de l'état de siège par les autorités, avec pour objectif de mettre fin à l'activisme des groupes armés.