RDC : Les cours perturbés par une grève à l'université

Unikin

20 janvier 2022 à 11h48 par Myriam Iragi /Africa Radio Kinshasa

En République Démocratique du Congo, les cours sont perturbés dans les universités et instituts supérieurs publics. Les corps académiques et scientifiques ont débuté une grève sèche depuis le 5 janvier dernier pour réclamer l'amélioration des conditions sociales pour les professeurs, et la réduction des écarts des salaires pour les chefs des travaux et assistants. Mais le mot d'ordre de grève est diversement suivi. C'est le cas à l'université de Kinshasa. Reportage de Myriam Iragi, correspondante d'Africa Radio à Kinshasa.

Le Professeur Eberande Kolongele, également ministre national des Numériques,vient de terminer son cours de Droit des sociétés, aux étudiants de première Licence Droit économique de l'Université de Kinshasa, Unikin

Comme c'est souvent le cas, il est accompagné de ses assistants. Il fait partie de la minorité des enseignants qui ont décide de ne pas respecter le mot d'ordre de grève sèche initiée par l'Association des Professeurs des Établissements de l'Esu , Interrogé sur les raisons de ce choix, Prof Kolongele n'a pas souhaité s'exprimer à notre micro,

Si à l'UNIKIN le débrayage est diversement suivi, ce n'est pas le cas à l'UPN ,l'université Pédagogique National et autres instituts supérieurs du pays où la grève sèche est effective. 

Le Professeur Rodolphe Lyolo, président de l'association des professeurs de l'UPN qui s'en réjouit, rappelle les raisons pour lesquelles la grève a été lancée.

Les corps scientifiques, chefs des travaux et assistants sont aussi entrés dans la danse. Ils exigent le réajustement de leurs salaires pour réduire les écarts entre corps académique et scientifique. 

Un professeur d'université touche environ 1500$ américains par mois , alors qu'un assistant est à 104 dollars .

La grève sèche décrétée le 5 janvier dernier pour 21 jours renouvelables pourrait se prolonger. Les grévistes disent attendre toujours un début de négociation avec le gouvernement congolais. 

Reportage Kinshasa