RDC : Liberté provisoire pour Vital Kamerhe

Par Myriam Iragi / Africa Radio Kinshasa

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Condamné en 2020 à 20 ans des travaux forcés pour détournement de fonds publics, puis à 13 ans de prison en appel, Vital Kamerhe, l'ancien directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi a bénéficié d'une liberté provisoire de la cour de cassation. Il en a été notifié hier lundi par la haute cour, la décision suscite de vives réactions à Kinshasa.

Selon la cellule de communication de la cour de cassation, la  liberté provisoire  accordée à Vital Kamerhe, est justifiée par son  tableau médical. Mais il doit s'acquitter d'une caution de 500 000 dollars. 

Les  partisans  de Vital Kamerhe qui considéraient   que le  leader de l'UNC était victime d'un procès politique  ont salué l'annonce de sa liberté provisoire . Les  différents états majors de son parti ont célébré la nouvelle par des cris de joie . Pour eux la mesure est un premier pas vers l'acquittement de leur président dont ils  ont plus d'une fois réclamé  la libération à travers des manifestations pacifiques à Kinshasa et dans les  provinces. 

Dans le camp  du parti  au pouvoir , des militants sont en colère.  Certains parlent de recul du processus de  l'Etat de droit, d'autres par contre estiment que les 500 000 dollars américains de caution exigés par la cour de cassation  sont bien insignifiants par rapport   au montant détourné par l'ex proche collaborateur du président congolais.

Vital Kamerhe, ancien directeur de cabinet de Félix Tshisekedi avait été condamné en 2020 à 20 ans de travaux forcés puis en appel à 13 ans de prison pour le détournement de plus de 48 millions USD. Le somme était  destinée à la construction de logements sociaux, un des projets des 100 premiers jours de Félix Tshisekedi.

Il avait été condamné avec l’homme d’affaires de nationalité libanaise, Samih Jammal, son principal co-accusé.

Liberté provisoire pour Vital Kamerhe