Un prêt de 400 millions d'euros pour l'énergie verte en Afrique Sud

AFRICA RADIO

11 novembre 2022 à 18h21 par AFP

Les producteurs sud-africains d'énergie vont bénéficier d'un prêt de 400 millions d'euros, de la part notamment de la Banque européenne d'investissement (BEI), pour développer les énergies renouvelables dans ce pays très dépendant du charbon.

Un accord en ce sens a été signé entre la BEI et la Banque publique de développement d'Afrique australe (DBSA), lors de la COP27 à Charm el-Cheikh en Egypte, ont annoncé vendredi ces institutions dans un communiqué. La BEI contribuera à hauteur de 200 millions d'euros (206 millions USD), et la DBSA et le Fonds vert pour le climat (GCF) chacun à hauteur de 100 millions d'euros. "Les fonds financeront les projets du secteur privé dans les énergies renouvelables", a déclaré à l'AFP le numéro un de DBSA Patrick Dlamini. Pour M. Dlamini, il s'agit d'une "contribution importante à une croissance durable en Afrique du Sud". L'Afrique du Sud est un des douze pays qui pollue le plus au monde, avec une électricité produite à environ 80% à partir de charbon. La somme débloquée par la BEI est la plus importante qu'elle ait jamais investie en Afrique du Sud, selon la BEI. Les projets d'énergie solaire et éolien que la BEI va soutenir doivent permettre d'éviter l'émission de 3,6 millions de tonnes de CO2 dans l'air, et de créer des centaines d'emplois, selon la BEI. Mercredi la France et l'Allemagne avaient annoncé débloquer une première enveloppe de 600 millions d'euros pour l'aide à la transition énergétique en Afrique du Sud. Le pays aura besoin d'au moins 500 milliards de dollars d'aide pour atteindre la neutralité carbone en 2050, selon la Banque mondiale. La compagnie publique sud-africaine Eskom, endettée, est incapable de produire suffisamment d'électricité avec des installations vieillissantes et impose des coupures continues. Les pays du Sud auront besoin de plus de 2.000 milliards de dollars par an d'ici 2030 pour financer leur action climatique, dont près de la moitié venant d'investisseurs extérieurs, selon un rapport commandé par la présidence de la COP.