Une ministre française au Niger la semaine prochaine

La secrétaire d'Etat française chargée du Développement et des Partenariats internationaux sera au Niger pour un forum d'affaires du 6 au 8 février, au moment où la France réorganise son dispositif militaire au Sahel.

AFRICA RADIO

3 février 2023 à 17h36 par AFP

Chrysoula Zacharopoulou participera à la première édition du business forum UE-Niger, selon un communiqué vendredi du ministère des Affaires étrangères. Cette visite est prévue de longue date, a souligné son entourage, mais elle intervient peu après que les autorités du Burkina Faso ont demandé le départ des forces spéciales françaises et alors que le Niger est pressenti pour accueillir tout ou partie de ces militaires. Au Niger, la ministre sera aux côtés de deux homologues européens, Francisco André, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et à la Coopération du Portugal, et Konstantinos Fragkogiannis, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères de Grèce, ainsi que des représentants d'autres Etats membres de l'Union européenne. "Ce déplacement marquera l'engagement de l'UE et de ses Etats membres pour la mise en oeuvre des engagements pris lors du Sommet UE-UA pour un nouveau partenariat avec l'Afrique", souligne le ministère français. Le business forum UE-Niger doit permettre aux entreprises européennes de "saisir les opportunités d'investissements au Niger, partenaire essentiel pour la France et l'UE", a-t-il également expliqué. Parallèlement aux visites de terrain "sur différents projets financés par l'Union Européenne" dans le domaine des énergies renouvelables et du traitement de l'eau, les trois ministres devraient rencontrer le président Mohamed Bazoum et le ministre des Affaires étrangères Hassoumi Massoudou, a-t-on appris de sources diplomatiques. Ces rencontres auront lieu alors que la France doit retirer ses troupes du Burkina Faso d'ici la fin du mois, la junte au pouvoir ayant dénoncé les accords de défense liant les deux pays, six mois après le départ du dernier soldat français du Mali. Selon des sources concordantes, l'option privilégiée est de redéployer ces quelque 400 militaires d'élite au Niger voisin, qui accueille près de 2.000 personnels français.