Explosion en Ouganda: le président Museveni dénonce un "acte terroriste"

Par AFP

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Le président ougandais Yoweri Museveni a qualifié dimanche d'"acte terroriste" l'explosion qui a fait un mort et plusieurs blessés samedi soir dans la capitale, Kampala.

"Il semble s'agir d'un acte terroriste, mais nous en retrouverons les auteurs", a affirmé M. Museveni sur Twitter, faisant état d'un bilan d'un mort et cinq blessés. L'explosion s'est produite vers 21H00 locales (18H00 GMT) dans une zone où se trouvent des restaurants populaires en bordure de rue dans le quartier de Kawempe, dans le Nord de la ville, avait annoncé la police samedi soir, précisant qu'elle enquêtait pour déterminer elle "résultait d'un acte intentionnel ou non". La police avait initialement fourni un bilan d'un mort et sept blessés. M. Museveni a précisé avoir été informé que trois personnes avaient "laissé un colis" sur les lieux, qui a ensuite explosé. "La population n'a aucune crainte à avoir, nous viendrons à bout de cette criminalité comme nous sommes venus à bout des autres, commises par des porcs qui ne respectent pas la vie humaine", a ajouté le chef de l'Etat, promettant d'autres informations de la part de la police. Un couvre-feu national contre le coronavirus est en vigueur à partir de 19H00 en Ouganda mais il n'est pas uniformément appliqué. Le 8 octobre, le groupe jihadiste État islamique (EI) avait revendiqué un attentat à la bombe contre un poste de police à Kawempe, près de l'endroit où s'est produite l'explosion de samedi. Le Royaume-Uni et la France ont depuis mis à jour leurs conseils aux voyageurs pour l'Ouganda, appelant à la vigilance dans les endroits très fréquentés et les lieux publics comme les restaurants, les bars et les hôtels. En août, l'Ouganda a affirmé avoir déjoué un attentat suicide visant les funérailles nationales d'un haut commandant de l'armée, Paul Lokech, qui avait notamment participé à la lutte contre les rebelles islamistes shebab en Somalie. En 2010, deux attentats à la bombe à Kampala visant des supporteurs assistant à la finale de la Coupe du monde avaient fait 76 morts. Ils avaient été revendiqués par les shebab somaliens.

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