Afrique du Sud : le président met en garde contre toute tentative d'ébranler la stabilité du pays

Par AFP

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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a prévenu samedi que toute tentative d'affaiblir la démocratie dans le pays serait vouée à l'échec, une semaine après l'incendie du Parlement et quelques mois après de violentes émeutes.

Lors d'un discours prononcé lors des célébrations marquant le 110e anniversaire de l'ANC, parti au pouvoir, à Polokwane dans la province du Limpopo (nord-est), M. Ramaphosa a estimé que le pays avait connu ces dernières années des actes "qui avaient eu pour effet de subvertir notre démocratie constitutionnelle". "Nous sommes en train de réformer les agences chargées de faire appliquer la loi et le secteur de la sécurité afin qu'ils soient mieux armés pour défendre les acquis de notre démocratie", a-t-il annoncé aux quelque 2.000 militants de l'ANC réunis dans un stade. Le président a cité l'incendie dévastateur du Parlement sud-africain au Cap dimanche dernier et les émeutes meurtrières qui ont secoué le pays après l'emprisonnement de son prédécesseur Jacob Zuma comme exemples d'actes menaçant la stabilité et la sécurité du pays. "Tout le pays a été choqué, indigné et attristé par cette destruction parce que le Parlement est le garant de notre démocratie et un symbole de la stabilité démocratique de notre peuple", a-t-il indiqué. Quelques jours après l'incendie, un homme a été arrêté alors qu'il détruisait les fenêtres de la Cour constitutionnelle à Johannesbourg. Le président a également cité comme exemples d'actes menaçant la démocratie la criminalité et la corruption "flagrantes" dans le pays, pointées dans la première partie d'un rapport attendu sur la corruption d'Etat sous l'ère de l'ex-président Jacob Zuma (2009-2018), remis en début de semaine. "Ces vaines tentatives échoueront", a-t-il assuré. Vendredi soir, à la veille des célébrations du 110e anniversaire de l'ANC, le discours de Cyril Ramaphosa devant un parterre d'hommes et femmes d'affaires et de responsables du parti a été interrompu par une coupure de courant inexpliquée. Si le président a tenté de minimiser l'incident, les médias locaux ont estimé qu'il constituait un risque sécuritaire et, selon le ministre de la Police Bheki Cele, il fait l'objet d'une enquête.