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Côte d'Ivoire: enquête après la mort d'un éleveur lors d'un exercice militaire français

Une enquête a été ouverte en Côte d'Ivoire après la mort d'un gardien de boeufs et de son troupeau d'une soixantaine de têtes, lors d'une explosion dans une zone où des soldats français conduisaient un exercice militaire, a indiqué l'armée française dans un communiqué reçu vendredi.

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22 avril 2022 à 20h21 par AFP

"Après le décès le 19 avril d'un jeune gardien de boeufs et de son troupeau (une soixantaine de boeufs) dans la zone de Boni-Andokro des suites d'une explosion, une enquête judiciaire a été ouverte" le 20 avril, indique le communiqué des Forces françaises de Côte d'Ivoire (FFCI). La zone de Boni-Andokro se trouve dans le centre du pays et abrite le camp militaire ivoirien de Lomo-nord. Le 43e Bataillon d'infanterie de marine (43e BIMa), basé en Côte d'Ivoire dans le cadre d'un accord de défense avec la France, y a conduit "une campagne de tir avec des canons de 155 mm de type Caesar". "Cette campagne de tir a été organisée dans le strict respect du cadre réglementaire en vigueur et en accord avec les autorités militaires locales. Avant le déclenchement des tirs, les mesures de protection prévues ont été correctement mises en oeuvre (barrières abaissées, panneaux de signalisation)", assurent les FFCI. "La population locale a été informée de cette campagne de tir et avait connaissance de la zone interdite", ajoute le communiqué. L'éleveur, Dourcy Barry, a été inhumé jeudi et l'armée française a apporté "un premier soutien à la famille pour l'organisation des obsèques". Les activités militaires ont été suspendues dans la zone le temps de l'enquête des autorités judiciaires ivoiriennes. Dans un nouveau communiqué publié vendredi soir, les FFCI assurent travailler "en étroite collaboration avec les autorités locales dans le but d'étudier la mise en place de dispositions plus rigoureuses afin de mieux délimiter et surveiller l'accès à la zone des champs de tir de Lomo-Nord". Une enquête interne a également été diligentée par la gendarmerie française auprès des forces militaires présentes lors de l'exercice, précisent les FFCI.