Egypte/COP 27 : Antonio Guterres veut obtenir plus de financement pour la lutte climatique

Egypte/COP 27 : Antonio Guterres veut obtenir plus de  financement pour la lutte climatique

10 novembre 2022 à 17h34 par Karidja Konaté V/Africa Radio Abidjan

La COP 27 qui se tient du 06 au 18 Novembre 2022 en Egypte, voit la participation de nombreux dirigeants et activistes du monde. Trouver la bonne formule qui engage tous ces acteurs à la lutte climatique est le défi de ce rassemblement mondial.

'Le Nord pollue et c’est le Sud qui périt'', c’est l’une des raisons majeures qui justifie le second baptême de cette COP 27, la ''COP africaine''. Pour la pollution au plastique par exemple, les géants de l’économie mondiale (Etats-Unis, Russie, Japon, Chine etc.) produisent à eux seuls près de la moitié des déchets plastiques à travers le monde (47 %). Les pays à bas revenus, d’Afrique principalement, d’Asie du Sud-Est et d’Amérique Latine quant à eux comptent seulement pour 18% des émissions de CO2.

Le Sud des pays à bas revenus finit par subir les conséquences climatiques qu’il n’a pas directement engendré. On constate de plus en plus de violentes inondations qui causent des dégâts tels que des arbres déracinés et effondrements d’immeubles ; de longues saisons sèches à compromettre la chaîne d’alimentation, des maladies réduisant la rentabilité des sols agricoles... En clair, la nécessaire implication des acteurs et décideurs pour l’environnement est inexistante.

Pour cette COP africaine qui se tient en Egypte, l’objectif pour la Convention Cadre des Nations Unies est d’obtenir des pays du Nord pollueurs, de financer la lutte climatique à hauteur de 100 milliards de dollars par an. Cet engagement depuis 2013 reste tenu par 80% des pays développés. Les Etats-Unis et l’Australie font entre autres partis des 20% qui ne remplissent pas encore cet engagement.

Selon un nouveau rapport de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), l’Afrique s’est réchauffée à un rythme moyen d’environ +0,3 °C/décennie entre 1991 et 2021, ce qui est plus rapide que le réchauffement de +0,2 °C/décennie observé sur la période 1961-1990. L’année 2021 a été la troisième ou la quatrième année la plus chaude jamais enregistrée sur le continent. Les deux semaines que dure le sommet seront consacrées à des négociations autour d’enjeux de taille, notamment celui de s’assurer que les promesses faites depuis une décennie voient enfin le jour. Les discours de plusieurs dirigeants Africains tels que le président en exercice de l’Union africaine le Sénégalais Macky Sall, le Nigérien Mohamed Bazoum ou encore le Congolais Denis Sassou Nguesso sont attendus.