Ethiopie: le gouvernement amnistie des responsables tu TPLF et de l'opposition

Par AFP

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Le gouvernement éthiopien a annoncé vendredi l'amnistie et la libération de plusieurs personnalités politiques incarcérées, dont des dirigeants de l'opposition et du TPLF, parti de la région septentrionale du Tigré devenu groupe rebelle.

"L'objectif est d'ouvrir la voie à une solution durable aux problèmes de l'Ethiopie, de façon pacifique et non violente", indique le service de communication du gouvernement dans un communiqué. Le texte énumère les noms de plusieurs dirigeants de l'opposition, mais aussi de membres importants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Le TPLF, parti qui a dirigé de fait l'Ethiopie durant près de 30 ans, a pris les armes depuis que le Premier ministre Abiy Ahmed a envoyé en novembre 2020 l'armée fédérale au Tigré pour en destituer les autorités régionales, issues du TPLF, qui contestaient son autorité et qu'il accusait d'avoir attaqué des bases militaires. Il n'était pas clairement indiqué dans l'immédiat si les personnes concernées avaient déjà été libérées. Néanmoins, le parti d'opposition Balderas a annoncé plus tôt vendredi la libération de son fondateur Eskinder Nega, une figure de l'opposition, dont le nom figure dans la liste des personnes amnistiées. Cette annonce intervient après un appel à "la réconciliation nationale", lancé plus tôt vendredi dans un communiqué par M. Abiy à l'occasion de la célébration du Noël orthodoxe. Parmi les personnalités amnistiées figure l'ancien magnat des médias Jawar Mohammed, membre du Congrès fédéraliste oromo. Ancien allié de M. Abiy - lui-même oromo, l'ethnie la plus nombreuse du pays - M. Jawar était devenu ensuite un de ses plus farouches détracteurs. Comme M. Eskinder, M. Jawar avait été arrêté après en juillet 2020 avec d'autres figures de l'opposition, après une flambée de violences déclenchée par le meurtre par balles à Addis Abeba le mois précédent d'un très populaire chanteur, Hachalu Hundessa, porte-drapeau de l'ethnie oromo. Parmi les responsables du TPLF cités dans le communiqué du gouvernement figurent Sibhat Nega -- un des fondateurs du parti Kidusan Nega, Abay Woldu, Abadi Zemu (ancien ambassadeur au Soudan) et Mulu Gebregzabher.