L'OMS espère pouvoir acheminer de l'aide au Tigré dans "les prochains jours"

AFRICA RADIO

14 novembre 2022 à 16h51 par AFP

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a espéré lundi que son aide puisse arriver dans "les prochains jours" dans la région éthiopienne du Tigré, en proie depuis deux ans à une guerre meurtrière.

"Nous espérons être capable de leur fournir de la nourriture, des médicaments vitaux, de réapprovisionner les centres médicaux avec de l'équipement médical, de fournir aux enfants la vaccination de base et agir face aux épidémies qui s'aggravent", a indiqué l'agence de l'ONU dans un courriel à l'AFP. Les rebelles et les autorités fédérales éthiopiennes ont accepté samedi un "accès humanitaire à tous ceux dans le besoin" au Tigré. Cette annonce fait suite à l'accord de paix signé le 2 novembre à Pretoria (Afrique du Sud), notamment le désarmement des forces rebelles, le rétablissement de l'autorité fédérale au Tigré et l'acheminement de l'aide. "Les gens ont besoin d'une aide urgente pour empêcher davantage de morts et de souffrances", a insisté l'OMS. Le 9 novembre, Le chef de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, lui-même originaire du Tigré, avait demandé l'envoi d'une aide alimentaire et médicale "immédiate" dans la région du Tigré. "Après l'accord de cessez-le-feu, je m'attendais à ce que la nourriture et les médicaments arrivent immédiatement. Ce n'est pas le cas", avait-il alors déclaré. "Donnons une chance à la paix, mais nous demandons aussi instamment la livraison immédiate de nourriture et de médicaments et aussi bien-sûr la réouverture des services de base comme les banques, les télécommunications et d'autres (services) comme l'électricité, (...) et, pour être honnête, permettre à des journalistes comme vous d'aller au Tigré", avait-il poursuivi. "Vous pouvez imaginer que beaucoup de gens meurent de maladies traitables. Beaucoup de gens meurent de faim. (...) Même au milieu des combats, les civils ont besoin de nourriture et de médicaments. Cela ne peut pas être une condition", avait-il insisté. Quasi coupés du monde depuis plus d'un an, les six millions d'habitants du Tigré manquent de tout: carburant, nourriture, médicaments, communications ou électricité.