Mission du FMI au Ghana du 6 au 13 juillet

AFRICA RADIO

5 juillet 2022 à 15h21 par AFP

Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) sera au Ghana du 6 au 13 juillet pour entamer des discussions avec les autorités du pays qui ont sollicité l'institution pour l'aider à remédier à la crise économique.

L'équipe, dirigée par Carlo Sdralevich, va discuter d'un potentiel programme d'aide du Fonds, a précisé mardi le FMI dans un communiqué. "A la demande des autorités ghanéennes, une équipe du FMI lancera dans les prochains jours des discussions sur un éventuel programme de soutien aux politiques économiques nationales du Ghana", a déclaré M. Sdralevich, cité dans le texte. Il a précisé que le processus en était à son tout début et que des discussions plus approfondies seront nécessaires. "Le FMI est prêt à aider le Ghana à rétablir la stabilité macroéconomique, à préserver la viabilité de la dette et à promouvoir une croissance inclusive et durable, et à faire face à l'impact de la guerre en Ukraine et de la pandémie persistante" de Covid-19, a ajouté le chef de mission. La crise économique au Ghana a été aggravée par l'invasion russe en Ukraine, qui a fait exploser les prix, notamment de l'essence. Ce pays d'Afrique de l'Ouest a enregistré en mai une inflation de 27%, son niveau le plus haut depuis deux décennies. Le président Nana Akufo-Addo avait précédemment rejeté les appels à solliciter l'aide financière du FMI. Mais vendredi, il a "autorisé le ministre des Finances Ken Ofori-Atta à entamer des engagements formels" avec le FMI, avait annoncé le ministre de l'Information Kojo Oppong Nkrumah. Cela a fait suite à une conversation téléphonique entre le président et la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva. Le président ghanéen s'efforce de trouver de nouvelles sources de revenus pour combler le poids de la dette de son pays, qui représente près de 80% du PIB. En 2015, le Ghana avait déjà sollicité l'aide du FMI et avait alors obtenu un prêt d'environ un milliard de dollars en contrepartie d'un plan de rigueur budgétaire, qui prévoyait une baisse des dépenses publiques.