Angola: le parti au pouvoir promet une meilleure redistribution des richesses

Par La rédaction

LUANDA (AFP) - (AFP)

Le président angolais José Eduardo dos Santos a promis mardi une meilleure redistribution des richesses en présentant le programme de son parti, le Mouvement populaire pour l'indépendance de l'Angola (MPLA), pour les élections générales du 31 août.

"Nous devons travailler pour remporter les prochaines élections.(...) Il est maintenant l'heure de croître davantage et de mieux distribuer les richesses", condition nécessaire pour "garantir la stabilité politique et la paix sociale du pays", a déclaré M. dos Santos devant plus de 3.000 militants rassemblés à Luanda.

Soulignant les efforts déjà engagés, le président de la République et du MPLA a promis d'améliorer les conditions de vie des Angolais, de promouvoir l'emploi des jeunes, d'aider le secteur privé et de renforcer la compétitivité de l'Angola dans le monde.

Parmi les mesures exposées dans le programme du parti dominant figurent l'insertion de 200.000 étudiants supplémentaires dans le système d'enseignement supérieur, le doublement du nombre de lits dans les hôpitaux, la couverture à 60% de la consommation de sucre par la production nationale ou encore le développement de l'accès à l'internet.

Seule personne vêtue de blanc devant une assemblée rouge, jaune et noire, aux couleurs du parti, José Eduardo dos Santos a promis de renforcer la démocratie, souhaitant que le processus électoral actuel se poursuive dans la tolérance, la compréhension et le respect.

Les élections du 31 août seront les troisièmes depuis l'indépendance du pays en 1975.Lors du dernier scrutin, en 2008, le MPLA avait recueilli plus de 80% des suffrages contre 10% pour l'Unita, le principal parti d'opposition.

Selon la nouvelle Constitution, adoptée en 2010, le chef du parti vainqueur aux élections législatives deviendra le président de la République.

Depuis le début de l'année, les partis de l'opposition et des groupes jeunes demandant le départ du président, au pouvoir depuis 33 ans, dénoncent des irrégularités dans l'organisation du scrutin.