Burundi: un ex-chef de rébellion assure ne pas vouloir la guerre

8 juillet 2010 à 8h47 par La rédaction

BUJUMBURA (AFP)

Le chef de l'ex-rébellion hutu des Forces nationales de libération, Agathon Rwasa, qui a disparu de la vie publique depuis deux semaines, a assuré qu'il "n'était pas en train de préparer la guerre au Burundi", dans une cassette audio.

M. Rwasa dit "avoir été obligé de (s)'éclipser" car "le pouvoir voulait (le) faire disparaître par tous les moyens', dans ce document sonore en kirundi (langue nationale) authentifié par ses proches mercredi et parvenu à l'AFP.

"Depuis ce moment, on dit beaucoup de choses sur moi jusqu'à ce que certains m'accusent gratuitement de projets funestes", a-t-il poursuivi.

"Moi Rwasa, je ne suis pas en train de préparer la guerre, comme d'ailleurs ce n'est pas moi qui ai commencé les différentes guerres qui ont frappé le Burundi", a assuré l'ancien chef rebelle.

"En ce qui concerne les élections, (...) les FNL tout comme les partis membres de l'ADC (coalition de l'opposition) considèrent que le retour dans le processus électoral n'est possible que s'il y a un cadre de dialogue sans exclusives", a poursuivi le chef des FNL.

"Il y a eu beaucoup d'erreurs dans ce processus électoral, mais chercher à tuer les leaders de l'opposition ou utiliser d'autres méthodes aussi expéditives n'est pas une solution", a encore déclaré l'ancien chef rebelle.

Les principaux dirigeants de l'opposition, dont M. Rwasa, et leurs formations se sont retiré des élections présidentielle et législatives de juin et juillet au Burundi pour protester contre les fraudes qui ont selon eux entaché un premier scrutin, communal, organisé fin mai et largement remporté par le parti au pouvoir.

La commission électorale nationale a fait savoir que l'opposition pouvait encore participer aux législatives convoquées le 23 juillet, tandis que la présidentielle du mois dernier a été remporté par le président sortant Pierre Nkurunziza, seul candidat en lice.