Facebook remercié par les internautes égyptiens et tunisiens

22 février 2011 à 11h09 par La rédaction

_ Les réseaux sociaux ont joué un rôle essentiel dans les révolutions en Egypte et en Tunisie alors qu'internet était censuré. Les jeunes manifestants ont communiqué sur Facebook, Twitter pour se donner rendez-vous dans les rues. Au lendemain de ces révoltes, les Egyptiens et les Tunisiens remercient à leur manière ces sites internet. _ Une « Facebook » est née. Une Egyptienne d'une vingtaine d'années, a appelé son nouveau-né du même nom que le réseau social créé par Mark Zukerberg. Jamal Ibrahim, la mère, a voulu commémorer à sa façon la révolution égyptienne et a ainsi rendu hommage au rôle de Facebook lors de ces évènements. Le gouvernement égyptien avait par exemple coupé l'accès à ces sites puis l'ensemble d'internet dans tous le pays durant la révolte. Mais les internautes réussissaient à communiquer entre eux via les applications des réseaux sociaux. La méthode tient essentiellement en un mot : « proxy ». Un service qui permet de brouiller les pistes et d'accéder anonymement à un site. Facebook est devenu l'emblème du départ d'Hosni Moubarak, à la tête du pays depuis 42 ans. Des Egyptiens ont même montré leur gratitude avec des pancartes et des tags où l'on peut y lire « Merci Facebook »._ Pages officielles_ Le gouvernement provisoire a compris cet engouement pour Facebook. Ainsi, les jeunes Egyptiens ont pu observer la création de plusieurs pages internet pour dialoguer avec les ministères. En effet, celui de l'intérieur tente ainsi de redorer le blason de la police égyptienne. Une semaine après sa création, 115 000 personnes en étaient déjà fan. Le Conseil suprême des forces armées a eu la même démarche. Sa page est dédiée « aux enfants et à la jeunesse d'Egypte qui ont fait éclater la révolution du 25 janvier et à ses martyrs ». Il tend à instaurer un dialogue avec les « dignes fils de la nation », afin d'ouvrir la voie à la stabilité, la sécurité et à la prospérité. Mais, les militaires répètent sur cette page, « ne pas avoir d'aspirations politiques et �?uvrer à une transition démocratique vers un pouvoir civil, près d'une semaine après la démission de M.Moubarak, au pouvoir depuis 1981 ». Les internautes peuvent ainsi poser leurs questions et les administrateurs leur répondent en moins de 48 heures. Des milliers de messages ont déjà été postés pour remercier l'armée d'avoir refusé de tirer sur les manifestants ou pour réclamer des procès ou des libérations de prisonniers. 250 000 personnes étaient fans de cette page le 19 février. _ Mais le rôle de Facebook en Tunisie et en Egypte ne peut être généralisé à tous les pays arabes qui connaissent des mouvements de protestations. La présence de ce site est minime voir nulle en Algérie, en Libye et au Yémen._ Florence Mallégol