France: quarantaine "arbitraire" imposée aux Sud-Africains, dénoncent des entrepreneurs

Par AFP

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La quarantaine imposée en France aux voyageurs arrivant d'Afrique du Sud est "arbitraire et sans fondement" et ne répond qu'à "une logique de communication virile et à court terme", a dénoncé mercredi la chambre de commerce franco-sud-africaine, qui demande son abrogation.

Cet organisme, qui représente 360 entreprises françaises implantées en Afrique du Sud, refuse "l'amalgame" entre la situation en Afrique du Sud et celle du Brésil, les chiffres de contamination au coronavirus dans le pays africain le plus touché par la pandémie étant actuellement au plus bas. Le principal variant du virus en Afrique du Sud, "dit sud-africain en France", est réputé très contagieux. Mais actuellement le nombre de nouveaux cas positifs tourne autour de mille par jour en Afrique du Sud, contre environ 40 fois plus en France, pour des populations de taille comparable, souligne le communiqué."Écoutez honnêtement, il est plus dangereux pour nous Français d'aller en France actuellement que de rester en Afrique du Sud", peste auprès de l'AFP Yves Guénon, président de la chambre de commerce.La France est en plein confinement alors qu'ici "nous sommes, entre guillemets, libérés depuis des mois", souligne-t-il, les restaurants et bars, les gyms, les théâtres étant ouverts.Actuellement, "le virus circule très peu, et ce depuis plus de six semaines", insiste le communiqué, le pic de la seconde vague datant d'avant la mi-janvier. Le variant dit sud-africain est désormais très présent partout dans le monde "et en France très significativement". Donc la fermeture ou la quarantaine de passagers arrivant d'Afrique du Sud, "n'est en aucun cas une mesure significative et efficace", mais au contraire "discriminatoire avec fort préjudice pour les Français de l'étranger et les activités qu'ils gèrent".La France a annoncé samedi une quarantaine obligatoire de dix jours pour les voyageurs en provenance du Brésil, d'Argentine, du Chili et d'Afrique du Sud, face à l'inquiétude sur les variants du Covid-19.