Guinée : bilan des 100 premiers jours de présidence d'Alpha Condé sur Africa n°1

11 avril 2011 à 8h10 par La rédaction

Duris Yalé Doré, ministre de l'Information de Guinée, était l'invité de Francis Laloupo dimanche 10 avril sur Africa n°1. Il a fait un premier bilan des 100 jours de présidence d'Alpha Condé... "Il faut que le grand public sache qu'au moment où le président Alpha Condé a pris le pouvoir, le pays croulait sous le poids de la dette. Le taux de pauvreté est passé de 49% en 2002 à 58% aujourd'hui, ce qui veut dire que près de 60% des Guinéens vivent avec moins de 2 dollars. Face à cet héritage, il faut renverser la vapeur, mais pour cela, il faut tout d'abord que la Guinée vive dans un environnement de paix. Tous les Guinéens sont d'accord pour dire que la réconciliation nationale est en cours, tous les Guinéens constatent qu'il n'y a plus de chars aux principaux carrefours, que l'armée a pris ses responsabilités. Aujourd'hui, on ne peut pas encore parler de lutte contre la pauvreté, mais on constate que les bases sont en train d'être posées. La sécurité des citoyens est de plus en plus assurée par ceux qui traditionnellement doivent le faire, et non plus par l'armée. L'armée a pris des dispositions qui la réconcilient avec les autrtes composantes de la nation. C'est pour moi le plus grand bilan dont nous pouvons nous honorer pendant ces trois premiers mois, dans un contexte où la majorité de la population, et surtout les jeunes et les femmes, ne bénéficient pas du minimum. Les richesses de notre pays attirent beaucoup de monde, mais la question de fond, c'est de savoir en quoi ces richesses vont profiter à la Guinée. Nous privilégions la réforme de l'administration, la modernisation de l'administration publique. Nous voulons que la gestion de toutes ces richesses se fasse dans la transparence, or ceci n'est pas possible tant qu'une politique de bonne gouvernance n'est pas mise en place, et c'est dans cette optique que le président de la République Alpha Condé a inscrit son travail. Nous devons créer les structures grâce auxquelles la richesse va enfin profiter à ceux qui ont exigé, avac raison, le changement."Francis Laloupo : Le président Alpha Condé avait promis un gouvernement d'union nationale... Ce gouvernement n'a pas été mis en place, pourquoi ?"Le Professeur Alpha Condé a promis qu'il ferait en sorte que toutes les entités guinéennes, tous les partis politiques, toute la classe politique, tous ceux qui sont désireux d'accompagner ce processus de changement, que parmi tous ces gens-là personne ne resterait au bord de la route. Ceux qui suivent de près ce qui se passe dans notre pays pourront constater que le gouvernement qu'il a mis en place est extrêmement ouvert, où vous trouvez toutes les sensibilités, un peu de chaque entité guinéenne. Et ça semble très bien se passer, puisque nous constatons qu'il n'y a jamais de problème de mésentente, ou de non-adéquation avec les idéaux du Professeur. Pour moi, le gouvernement d'union nationale, c'est le gouvernement qui est décidé à appliquer les deux programmes majeurs menés par le président de la République : la réconciliation nationale et la lutte contre la pauvreté. "