La CPI a émis un mandat d'arrêt contre l'épouse de Laurent Gbagbo

22 novembre 2012 à 14h58 par La rédaction

LA HAYE (AFP) - (AFP)

La Cour pénale internationale a annoncé jeudi avoir levé les scellés sur un mandat d'arrêt émis en février contre Simone Gbagbo, l'épouse de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, pour des crimes contre l'humanité commis lors des violences post-électorales de 2010-2011.

"La chambre préliminaire I de la CPI a levé les scellés sur un mandat d'arrêt émis à l'encontre de Simone Gbagbo pour quatre chefs de crimes contre l'humanité", a indiqué la CPI dans un communiqué, précisant que le mandat d'arrêt avait été demandé par le procureur le 7 février et délivré sous scellés par les 29 février.

Le parti de Simone Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a dénoncé le mandat d'arrêt "injuste" émis contre l'ex-Première dame de Côte d'Ivoire

"C'est un mandat aussi injuste que celui qui permet à la CPI d'emprisonner Laurent Gbagbo", a déclaré à l'AFP Richard Kodjo, secrétaire général du FPI.

L'ex-président Laurent Gbagbo est détenu à La Haye depuis novembre 2011 par la CPI, qui le soupçonne de crimes contre l'humanité commis pendant la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait environ 3.000 morts.

Mme Gbagbo, 63 ans, qui était membre de l'équipe dirigeante du FPI, est soupçonnée de meurtres, de viols et d'autres formes de violences sexuelles, d'autres actes inhumains et d'actes de persécution commis durant la dernière crise.

Détenue depuis environ un an et demi à Odienné (nord-ouest de la Côte d'Ivoire), l'ex-Première dame est actuellement poursuivie en Côte d'Ivoire pour génocide et crimes de sang, atteinte à la sûreté de l'Etat et infractions économiques dans le cadre des enquêtes sur la crise de 2010-2011.