Mauritanie: la "solidarité" avec le président Aziz blessé est "normale"

Par La rédaction

NOUAKCHOTT (AFP) - (AFP)

Le ministre mauritanien de la Communication a jugé "normale" mardi la "solidarité" des Mauritaniens et de toute la classe politique avec le président Mohamed Ould Abdel Aziz, blessé samedi par un tir, par erreur, d'une unité militaire, bien que l'opposition s'interroge sur les circonstances de l'incident.

"Le président de la République est le symbole de l'Etat et de la Nation et il est normal de voir s'exprimer cet élan de solidarité avec lui", a affirmé le ministre, Hamdi Ould Mahjoub, dans une déclaration à la presse.

"Ce sont des moments de solidarité, d'unité et de recueillement", a-t-il ajouté, affirmant que le président Aziz, hospitalisé dans un hôpital militaire près de Paris depuis dimanche, "se porte bien", confirmant ainsi les déclarations faites lundi par le médecin personnel du chef de l'Etat.

Le ministre n'a cependant donné aucune indication sur la date du retour à Nouakchott du président Aziz.

L'ensemble de la classe politique mauritanienne, dont l'opposition, a exprimé depuis samedi sa "compassion" avec M. Ould Abdel Aziz, lui souhaitant un "prompt rétablissement" et un "bon retour" dans son pays.

La Coordination de l'opposition démocratique (COD), qui regroupe une dizaine de partis, a même décidé de "suspendre" ses activités de contestation du régime Aziz, dont elle réclame le départ du pouvoir, afin d'éviter "des tiraillements politiques nuisibles à la stabilité du pays en ces circonstances".

La COD a cependant demandé lundi que "toute la lumière" soit faite sur les conditions dans lesquelles le président a été blessé, exprimant ainsi des "réserves" sur la thèse officielle du "tir accidentel".

Le président Aziz a été blessé par balle samedi soir à une quarantaine de km de Nouakchott, alors qu'il rentrait par la route d'un voyage en province.Il s'agissait, selon la version officielle, d'un tir par erreur en provenance d'une unité mobile de l'armée assurant la sécurité autour de la capitale.