Nouvelle réunion jeudi du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Tigré

Par AFP

AFRICA RADIO

Une nouvelle réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur le Tigré en Ethiopie, où des combats se poursuivent, se tiendra jeudi à la demande des Etats-Unis, a-t-on appris mercredi de sources diplomatiques.

Cette session se tiendra à huis clos, comme la dernière réunion qui s'était tenue le 4 mars. A l'époque, la Chine et la Russie s'étaient opposées à l'adoption d'une déclaration unanime demandant la "fin des violences" au Tigré. Pékin et Moscou considèrent que le conflit armé au Tigré depuis début novembre relève d'une "affaire intérieure".Jeudi, les 15 membres du Conseil devraient entendre un exposé de situation du secrétaire général adjoint des Nations unies pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock, alors que les entraves à l'acheminement de l'aide aux populations n'ont pas cessé, selon l'ONU.Début mars, Mark Lowcock avait réclamé que l'Erythrée retire ses troupes du Tigré dans la première reconnaissance par un responsable de l'ONU à New York de l'implication de l'Erythrée dans les combats.L'armée érythréenne a été accusée par les services de l'ONU à Genève d'atrocités au Tigré, susceptibles de constituer des "crimes de guerre et des crimes contre l'humanité". Asmara a rejeté les accusations.Début novembre 2020, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed avait annoncé l'envoi de l'armée fédérale au Tigré pour arrêter et désarmer les dirigeants du TPLF (Front de libération du peuple du Tigré), dont les forces sont accusées par Addis Abeba d'avoir mené des attaques contre des camps militaires des forces fédérales.A l'époque, il avait assuré au secrétaire général de l'ONU que l'opération serait achevée en quelques semaines. Début avril, il avait toutefois indiqué que l'armée éthiopienne continuait à se battre au Tigré où les rebelles avaient adopté, selon lui, des tactiques de "guérilla".On ignore combien de soldats érythréens se trouvent toujours dans la région et si certains sont effectivement partis ces dernières semaines comme l'a affirmé le Premier ministre éthiopien.