Saul Williams, poète underground à la notoriété mondiale

Par La rédaction

Saul Williams a bien dû être touché par la grâce à un moment ou à un autre. Poète, slameur, rappeur, acteur, dans tout ce qu'il entreprend, il y a ce « on ne sait quoi » qui fait toute la différence. Underground, forcément quand on veut faire quelque chose de décalé, de personnel, loin des charts de l'époque. Il s'affirme peu à peu comme un personnage majeur du Slam Made In US.De passage à Paris en 2001, il était déjà une petite vedette du Grand écran avec son rôle dans Slam, Grand Prix du Jury au festival de Sundance et Caméra d'or à Cannes, le film qui allait réellement lancer le mouvement des poètes-parleurs-rappeurs à travers le monde. Mais c'est encore sur les radios alternatives que se feront les invitations. Le bonhomme prend son temps, pas question de perdre sa crédibilité pour un peu de reconnaissance commerciale. Il préfère vivre caché pour mieux dénoncer en vrac, les inégalités, la politique extérieure américaine, la paupérisation des américains moyens, la guerre en Irak et encore pleins d'autres trucs contre lesquels il a une vraie dent�?� la rage presque. C'est avec « Not in My Name » un texte anti-guerre sorti sur l'album éponyme qu'il frappera le plus fort, créant un slogan qui sera repris par des milliers de jeunes américains dégoutés par la guerre contre le terrorisme de George W. Bush. Dans la même lignée Anti-War Freestyle appel au sursaut citoyen face à un gouvernement qui leur ment effrontément.
Saul Williams - Not In My Name par sparteParole de Anti-War Freestyle:Now let's get it all in perspective_ Shift the objective, you've been misdirected_ What's the purpose of another song to step to_ If you stepping in the wrong direction_ Thug introspection_ Mindframe in the fast lane_ Through with cocaine_ Time's up, time to maintain_ Before a nigga gets drafted[Lire la suite->http://www.parolesmania.com/paroles_saul_williams_11686/paroles_anti-war_freestyle_1131340.html]Attaché à la culture américaine, sa culture par essence, Saul Williams est devenu avec le temps citoyen du monde. Depuis quelques années il a posé ses bagages à Paris. On le retrouve notamment en Guest sur le dernier album d'Arthur H. Mais c'est au Sénégal qu'on le verra dans son dernier film, [Tey, réalisé par Alain Gomis->http://www.africa1.com/spip.php?article28388] et pour lequel il interprète Satché un homme que la mort a désigné pour mourir à la fin de la journée. Alain Gomis aurait écrit le scénario en s'inspirant d'une photo de Saul Williams. L'inspiration est contagieuse !
Aujourd'huiMatthieu Jean