Un mandat d'arrêt lancé en France contre le fils du président Obiang

Par La rédaction

PARIS (AFP) - (AFP)

Un mandat d'arrêt a été lancé contre le fils du président équato-guinéen Obiang après son refus de se présenter mercredi à la convocation des juges d'instruction chargés de l'enquête sur les biens mal acquis, a-t-on appris vendredi de source judiciaire, confirmant une information du Monde.

Les juges, qui soupçonnent Teodorin Nguema Obiang Mangue de blanchiment de détournement de fonds publics étrangers, l'avaient convoqué en vue d'une mise en examen pour la deuxième fois, après une première convocation en mars.

"M.Obiang bénéficie d'une immunité de juridiction en tant que vice-président de Guinée Equatoriale et ne pouvait donc se rendre à une telle convocation", a dit à l'AFP son avocat Me Emmanuel Marsigny qui a précisé ne pas avoir été informé du lancement de ce mandat d'arrêt.

"Un tel mandat d'arrêt serait nul en raison du statut de M. Obiang et est un non-événement", a-t-il ajouté.

Les juges Roger Le Loire et René Grouman avaient entamé début mars le lancement de procédure de mandat d'arrêt contre M. Obiang, qui ne s'était pas présenté à un premier interrogatoire.

Le gouvernement équato-guinéen avait refusé que M. Obiang dépose devant les juges en signe de protestation après la spectaculaire perquisition qui a visé pendant dix jours, en février, un somptueux hôtel particulier parisien dans lequel ont été saisis 200 m3 de biens de valeur.