SIMA 2022 : L’Education et la Formation, socle d’une Monétisation profitable pour l’Afrique

SIMA 2022 : L’Education et la Formation, socle d’une Monétisation profitable pour l’Afrique

20 novembre 2022 à 10h00 par Ami Korobara V/ Africa Radio Abidjan

Abidjan a abrité 1ère édition du Salon des Industries Musicales d’Afrique (SIMA) du 17 au 18 novembre. Pour une monétisation profitable à l’Afrique, la formation, l’éducation de tous les acteurs de l’industrie musicale à l’ère du digital demeurent plus que jamais une nécessité.

« Enjeux pour l’industrie musicale africaine à l’ère de la digitalisation ? » est le thème principal de la 1ère édition du Salon des Industries Musicales d’Afrique (SIMA) tenu les 17 et 18 novembre 2022 à Abidjan. Ce salon vise à renforcer les capacités des acteurs de l’industrie musicale et à réformer le secteur explique Mamby Diomandé, Commissaire Général du SIMA. Autour de ce thème, a gravité plusieurs sous thèmes notamment celui sur " Le digital, la monétisation et les accès à la musique en Afrique " qui a fait l’objet d’un panel sur lequel est intervenu six (06) panélistes que sont Paola Audrey, Directrice générale de Boomplay music Côte d’Ivoire, Magali Palmira Wora, artiste et labels Relation, France&Afrique et Habib Bamba, Directeur de la Transformation du digital et des médias chez Orange Côte d’Ivoire.

Comment l’Afrique peut -elle tirer plus de profit en termes de monétisation à l’ère de la digitalisation, c’est la problématique qui a été au centre des échanges. Les intervenants ont énuméré plusieurs facteurs qui constituent un frein à une monétisation plus profitable à l’Afrique. Ce sont entre autres le manque d’éducation et de formation des populations et des acteurs de l’industrie musicale en Afrique. En effet il est à noter que les populations et même les acteurs de l’industrie musicale en Afrique ont une méconnaissance ou maitrisent très peu les outils et termes techniques de l’écosystème musical à l’ère du digital . A ces faiblesses s’ajoutent , l’usage des méthodes obsolètes de distribution et de téléchargement(partage de musique via supports USB, WhatsApp...), le coût élevé et parfois l’inaccessibilité de l’internet à certains endroits sans oublier la barrière linguistique pour les populations surtout francophones en ce qui concerne le vocabulaire des plateformes de téléchargement majoritairement en anglais tels que le streaming, Deezer, Boomplay...

Bien que certaines plateformes et maisons de téléphonies mobiles telles que Boomplay ou Orange, proposent des services et des offres innovantes en termes de téléchargement et d’accès à des musiques, il reste beaucoup à faire. Pour pallier à tous ces obstacles qui occasionnent d’énormes pertes, les panélistes préconisent une prise de conscience des acteurs. Cela passe par la formation de toute la chaîne de valeurs car des acteurs bien formés peuvent servir de relais dans l’éducation des populations et à la culture de la monétisation qui peut générer un meilleur profit pour les artistes. « On doit dire aux populations qu’il faut désormais payer pour écouter de la musique et surtout expliquer de manière pédagogique les termes de téléchargements aux usagers » insiste Magali Palmira Wora. Elle a d’ailleurs écrit un livre nommé 'le guide d’initiation au management artistique en musique urbaine en Afrique', un outil didactique pour accompagner les opérateurs culturels désireux de se lancer ou exerçant dans le développement de carrière d’artiste en Afrique.

Magali Palmira Wora nous en parle, écoutons.

SIMA 2022 : L’Education et la Formation, socle d’une Monétisation profitable pour l’Afrique

Voir aussi