Somalie : 5 tués dans l'attaque d'un camp d'entraînement militaire

AFRICA RADIO

6 novembre 2022 à 10h21 par AFP

Cinq personnes ont été tuées dans une attaque-suicide jihadiste contre un camp d'entraînement militaire en Somalie, ont indiqué dimanche à l'AFP des responsables de l'armée.

Cette attaque, perpétrée samedi dans ce camp situé à Mogadiscio, la capitale somalienne, a été revendiquée par les jihadistes d'Al-Shabaab une semaine après un double attentat qui a fait 116 morts. Elle survient au moment où le gouvernement intensifie sa lutte contre les islamistes qui mènent une insurrection depuis 15 ans dans ce pays troublé situé dans la Corne de l'Afrique. "L'attaque-suicide à la bombe s'est produit à l'entrée (du camp) et cinq nouvelles recrues sont mortes dans l'explosion et plus de dix autres ont été blessées", a déclaré à l'AFP l'officier Mohamed Abdullahi. "Parmi les victimes figurent aussi des civils qui séjournaient à proximité" du camp d'entraînement de Xero Nacnac pour nouvelles recrues, a indiqué à l'AFP un responsable militaire, Adan Yare. Aucune déclaration officielle n'a émané du gouvernement au sujet de cette attaque revendiquée par Al-Shabaab, dont les combattants liés à Al-Qaïda ont intensifié les attaques en Somalie depuis que le président Hassan Sheikh Mohamud a pris ses fonctions en mai et a juré une "guerre totale" contre les jihadistes. Vendredi, le ministère de l'Information a déclaré que l'armée avait tué plus de 100 combattants d'Al-Shabaab lors d'une opération dans l'État de Hirshabelle, dans le centre du pays. Le week-end dernier, les militants ont perpétré deux attentats à la voiture piégée visant le ministère de l'Éducation, l'assaut le plus meurtrier contre le pays en cinq ans. L'attaque a eu lieu au même carrefour où un camion bourré d'explosifs avait explosé le 14 octobre 2017, tuant 512 personnes et en blessant plus de 290 autres. En août, le groupe a pris d'assaut pendant une trentaine d'heures le célèbre hôtel Hayat à Mogadiscio, tuant 21 personnes et en blessant 117 autres. Les insurgés, qui cherchaient à renverser un gouvernement fragile, ont été chassés de la capitale en 2011 par une force de l'Union africaine. Mais le groupe contrôle toujours des pans entiers du pays et continue de mener des frappes meurtrières contre des cibles civiles, politiques et militaires.