RDC: 3 miliciens tués dans des combats pour le contrôle d'une mine en Ituri

AFRICA RADIO

23 juillet 2022 à 9h21 par AFP

Trois miliciens ont été tués dans des combats entre deux groupes armés qui se disputaient le contrôle d'une mine riche en or en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris samedi de leurs mouvements.

Les combats ont commencé vendredi et se poursuivaient samedi entre les groupes armés FRPI (Force de résistance patriotique de l'Ituri) et FPIC (Front patriotique et intégrationniste du Congo) autour de la mine de Tulabo dans le territoire d'Irumu, selon plusieurs témoignages d'habitants. Vendredi, "les miliciens FRPI ont construit un campement pour exploiter l'or de la mine de Tulabo. C'est de la provocation. Dans les combats pour les déloger, deux ont été tués et un mort de notre côté", a déclaré à l'AFP Kabulano Nyamabo, porte-parole du FPIC. "Il y a quelques uns de nos éléments qui peuvent se retrouver dans l'exploitation illégale de l'or. Mais, Les FPIC nous ont attaqué sans raison", s'est défendu auprès de l'AFP Muno Munobi, porte-parole de la milice FRPI, reconnaissant la perte de deux miliciens lors des combats. "Le commandant régiment et ses hommes sont descendus sur place et l'armée a imposé l'ordre. Nous mettons déjà un mécanisme de contrôle des ressources naturelles" dans cette zone, a expliqué le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l'armée en Ituri. Les deux milices FPIC et FRPI ont signé des actes d'engagement pour la cessation des hostilités il y a quelques semaines. Riche en or, la province de l'Ituri a replongé dans un cycle de violences depuis fin 2017 avec l'avènement de la milice Coopérative pour le développement du Congo (Codeco). L'Est congolais est déstabilisé depuis près de trois décennies par les activités illicites d'une centaine de groupes armés locaux et étrangers qui se disputent le contrôle des terres, des mines et commettent des exactions sur des civils. L'Ituri et la province voisine du Nord-Kivu sont placés sous état de siège depuis mai 2021. Cette mesure a donné les pleins pouvoirs aux officiers de l'armée et de la police pour lutter contre ces groupes armés.