Le paludisme est considéré comme éradiqué du Cap-Vert

Vendredi 12 janvier, l'Organisation mondiale de la Santé a certifié le Cap-Vert comme un pays exempt de paludisme.

Cap-Vert
Le paludisme est considéré comme éradiqué du Cap-Vert. Ici, dans une rue de Sal, une île de l'État.

15 janvier 2024 à 12h19 par Vital LIGAN

Le paludisme est désormais officiellement considéré comme éradiqué du Cap-Vert. L'État insulaire avait déjà réussi à éliminer la maladie en 1967 et 1983 mais celle-ci avait connu une récidive. Le Cap-Vert est ainsi devenu, depuis vendredi 12 janvier, le troisième pays d'Afrique, reconnu par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) comme ayant entièrement éliminé le paludisme, après l'île Maurice en 1973 et l'Algérie en 2019. Un "succès significatif en matière de santé globale", d'après l'OMS, rapportée par l'AFP. La certification reçue vendredi par le Cap-Vert n'est décernée que lorsqu'un pays apporte la preuve que la chaîne de transmission domestique par les moustiques est interrompue à l'échelle nationale pendant au moins trois années consécutives. 

L'État insulaire avait défini l'élimination du paludisme comme un objectif de santé nationale en 2007. Cela avait donné lieu à un plan stratégique entre 2009 et 2013, avec, précise l'OMS, la mise en place de la gratuité des soins aux étrangers, de diagnostics plus généralisés et de traitements plus précoces. Cette certification est une aubaine pour le Cap-Vert, dont la principale activité économique est le tourisme -environ 25% du PIB, et qui espère désormais de meilleurs résultats dans le secteur.

Une maladie mortelle

Le paludisme continue de tuer des centaines de milliers de personnes chaque année. En 2022, 608.000 personnes en sont mortes, pour près de 250 millions de contaminations à travers le monde, d'après le site de l'OMS. Les pays africains concentrent à eux seuls 95% du total des décès et 94% des contaminations. Le paludisme ou malaria se transmet à l'homme essentiellement par les piqûres de certains types de moustiques femelles infectés. Il peut aussi se transmettre par transfusion sanguine et par des aiguilles contaminées. La maladie peut être bénigne comme elle peut être mortelle en 24 heures avec le parasite P. falciparum, le plus répandu en Afrique. Depuis 2021, l'OMS recommande deux vaccins. La lutte contre le paludisme a longtemps été faite par l'emploi de moustiquaires et d'insecticides, mais aussi par des traitements destinés à guérir l’infection en assurant l’élimination rapide et complète des parasites.

Avec AFP