En Tunisie, le 14 janvier 2011, la fuite de Zine el-Abidine Ben Ali marquait le début d’une vague révolutionnaire sans précédent dans le monde arabe. Quinze ans plus tard, alors que l’autoritarisme s’est réinstallé dans de nombreux pays, que reste-t-il de cet élan ? Pour Sarra Grira, rédactrice en chef d’Orient XXI, les révolutions arabes ont peut-être échoué politiquement, mais elles ont profondément transformé les sociétés.