Centrafrique: une dissidence de la CPJP intègre le processus de paix

27 août 2011 à 17h32 par La rédaction

BANGUI (AFP) - (AFP)

Le gouvernement et le chef d'une dissidence de la dernière grande rébellion centrafricaine active, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), ont signé samedi à Bangui un accord qui intégre le mouvement dans le processus de paix en cours en Centrafrique depuis 2008.

L'accord a été signé au ministère du désarmement par le général de corps d'armée Xavier-Sylvestre Yangongo, ministre du Désarmement et Mahamat Sallé, chef de la dissidence de la CPJP, sous l'égide du médiateur de la République Centrafricaine, Mgr Paulin Pomodimo, de diplomates, dont des représentants de la Mission de consolidation de paix en Centrafrique (Micopax), et du Bureau intégré des Nations unies en Centrafrique (Binuca), a constaté un journaliste de l'AFP.

Il prévoit la cessation définitive des hostilités, le cantonnement des ex-combattants de la CPJP sur une partie du territoire déterminée en commun accord, leur intégration dans le programme Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR).

Mahamat Sallé était arrivé de Nzako à Bangui le 13 août dernier après avoir signé au mois de juillet avec le gouvernement un accord de paix.Celui-ci prévoyait que les éléments de cette dissidence déposent les armes et reconnaissent les institutions de la République, et que leur chef Mahamat Sallé puisse sortir du maquis et circuler librement avec des garanties pour sa sécurité.

Mahamat Sallé disposait de "un peu plus de 5OO hommes, et beaucoup d'armes", selon le médiateur de la République.

L'autre aile de la CPJP, dirigée par Abdoulaye Hissène, avait signé en juin un cessez-le-feu avec le gouvernement, prévoyant de nouvelles négociations notamment la ratification par la CPJP de "l'accord de paix globale de juin 2008 (de Libreville)".

Toutefois, ces négociations n'ont toujours pas abouti.

L'accord a été signé par de nombreuses rébellions qui ont intégré le processus de paix puis le Dialogue politique inclusif de décembre 2008, avec pour résultat notamment la participation des ex-rébellions à l'organisation des élections législatives et présidentielle de 2011 dominées par le président François Bozizé et son parti.