Greenpeace appelle l'Afrique du Sud à jouer un rôle de leader à Cancun

30 novembre 2010 à 10h42 par La rédaction

JOHANNESBURG (AFP)

L'Afrique du Sud doit assumer un rôle de leader dans les négociations sur le climat en cours au Mexique pour préparer le terrain avant le prochain round qui se tiendra à Durban (sud-est) en 2011, a estimé Greenpeace mardi.

Les gouvernements, réunis jusqu'au 10 décembre à Cancun, doivent "se mettre d'accord sur la voie à suivre pour conclure un accord contraignant à Durban l'année prochaine", a estimé l'organisation de défense de l'environnement dans un communiqué.

En tant que futur pays hôte, "l'Afrique du Sud doit jouer un rôle de leader dès aujourd'hui.Elle ne doit pas seulement pousser pour un accord dans les négociations internationales, mais aussi choisir la voie des énergies vertes dans le pays", selon Greenpeace.

La première puissance économique du continent est très dépendante des centrales à charbon qui produisent 90% de son électricité.Elle vient d'ouvrir les discussions publiques pour augmenter le recours aux énergies vertes mais aussi au nucléaire, et envisage l'achat de six réacteurs sur 20 ans.

"Nous sommes très inquiets des ambitions nucléaires de l'Afrique du Sud", a déclaré un responsable de Greenpeace Afrique, Nkopane Maphiri, lors d'une conférence de presse à Johannesburg.

A Caucun, "le lobby nucléaire exerce une forte pression pour présenter le nucléaire comme une énergie propre" mais il omet la question des déchets, a-t-il estimé, en s'inquiétant également du coût des nouveaux réacteurs.

"Nous avons également des doutes en terme de sécurité", a-t-il poursuivi, en en rappelant un incident survenu récemment dans l'unique centrale nucléaire du pays.

En septembre, 91 employés de la centrale de Koeberg (sud-ouest) ont été légèrement irradiés lors d'une opération de maintenance, sans que les systèmes d'alarme ne s'enclenchent, selon le régulateur de l'énergie nucléaire.