Le Soudan du Sud appelle l'ONU à déployer plus de soldats de la paix à Abyei

1er novembre 2011 à 20h58 par La rédaction

JUBA (AFP) - (AFP)

Le Soudan du Sud a demandé mardi aux Nations unies de déployer davantage de soldats de la paix dans les régions menacées par des attaques de milices rebelles, notamment le territoire d'Abyei, à la frontière avec le Soudan.

"Nous allons faire tout ce que nous pouvons pour protéger les civils et protéger nos frontières", a déclaré à des journalistes le ministre de l'Information, Barnaba Marial Benjamin.

"Mais étant donné que la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss) a également cet objectif, elle devrait se déployer dans les zones où les civils sont tués par les milices", a-t-il ajouté.

Le gouvernement du Soudan du Sud souhaite aussi le soutien de l'ONU face à ce qu'il appelle "l'attitude belliciste" de Khartoum, qu'il accuse de bloquer le déploiement d'une force de la paix par les Nations unies et l'Union africaine (UA) dans le territoire disputé d'Abyei, et de soutenir les milices rebelles.

Selon M. Benjamin, la Minuss doit être plus "énergique" à l'égard du Conseil de sécurité des Nations unies pour demander des troupes supplémentaires afin de renforcer les 7.000 soldats de la mission, toujours pas déployés en totalité.

Le ministre a notamment cité le cas de la Corée du Sud et du Japon, qui se sont dit prêts à contribuer à la mission de l'ONU en envoyant des troupes.

Mardi, le Japon a approuvé l'envoi de plusieurs centaines de soldats dans le cadre de la force de paix de l'ONU pour la reconstruction du pays.

Les forces du gouvernement soudanais ont pris le contrôle d'Abyei le 21 mai et plus de 100.000 personnes ont depuis fui vers le Soudan du Sud.

Les autorités du Soudan et du Soudan du Sud, indépendant depuis le 9 juillet, avaient conclu un accord le 20 juin prévoyant la démilitarisation de ce territoire.Mais le 30 septembre, l'ONU a indiqué que le Soudan n'avait pas respecté son engagement de retirer ses forces d'Abyei.

Dans l'espoir d'apaiser les tensions, le Conseil de sécurité avait adopté en juillet une résolution sur l'envoi d'une force de paix éthiopienne dans le territoire.