Libye: élection d'un leader intérimaire

25 juin 2013 à 11h54 par La rédaction

Tripoli (AFP)

Deux candidats indépendants sont passés mardi au 2e tour de l'élection d'un nouveau leader intérimaire en Libye pour succéder à Mohamed Megaryef poussé à la démission après l'adoption d'une loi bannissant de la vie politique les ex-collaborateurs du régime déchu.

Nouri Bousahmin, un indépendant originaire de la ville amazighe de Zouara (ouest) a obtenu 73 voix sur 185 votants, contre 60 voix pour Al-Chérif al-Wafi, un économiste et homme d'affaires de l'est du pays.

Selon le règlement intérieur du Congrès général national (CGN), la plus haute instance dirigeante du pays, le nouveau président de du Congrès doit l'emporter à la majorité simple.

A l'issue de l'annonce des résultats du premier tour, la séance plénière a été suspendue et devrait reprendre plus tard dans la journée, selon le vice-président de l'Assemblée Jomaa Atiga.

Neuf candidats étaient en lice pour ce poste.

Les deux principaux blocs, le Parti de la justice et de la construction (PJC) issu des Frères musulmans, et l'Alliance des forces nationales (AFN, libérale), ont indiqué qu'ils ne présentaient pas de candidats. 

A l'ouverture de la séance plénière, le PJC a demandé de reporter le vote jusqu'à la formation d'une commission chargée de l'application de la loi bannissant de la vie politique les anciens collaborateurs du défunt dictateur Mouammar Kadhafi, renversé en octobre 2011 après huit mois de rébellion.

Mais cette demande a été rejetée par M. Atiga, qui assure la présidence par intérim depuis la démission de M. Megaryef.

Une vingtaine de membres de l'Assemblée pourraient être concernés par cette loi controversée adoptée le 5 mai sous la pression de miliciens armés qui ont occupé deux ministères à Tripoli durant plusieurs jours.

Le texte excluait d'office M. Megaryef qui avait été ambassadeur en Inde sous l'ancien régime durant les années 1980, avant de rejoindre l'opposition en exil.Mais M. Megaryef a quand même choisi de démissionner.

La loi n'est toujours pas entrée en vigueur, une commission devant encore  statuer sur les personnalités visées par le texte.