Libye: explosions à Tripoli, un émissaire russe à Benghazi

Par La rédaction

TRIPOLI (AFP)

Plusieurs explosions ont secoué mardi le centre de la capitale libyenne Tripoli, tandis qu'un émissaire russe est arrivé à Benghazi, fief des rebelles.

Au moins huit puissantes explosions ont secoué le centre de Tripoli et une épaisse colonne de fumée s'est élevée ensuite au-dessus du secteur de la résidence du dirigeant contesté Mouammar Kadhafi, a constaté un journaliste de l'AFP.

La première explosion a retenti vers 10H45 (08H45 GMT), suivie de sept autres espacées de quelques minutes.

Une épaisse colonne de fumée s'est échappée au-dessus d'une caserne de la garde populaire, située en face de la résidence du colonel Kadhafi.

Cette caserne a été "visée à nouveau par les raids aériens de l'Otan", a déclaré le porte-parole du gouvernement Moussa Ibrahim à des journalistes, faisant état de "victimes", mais sans autre précision.

Dans l'est du pays, l'envoyé spécial du Kremlin, Mikhaïl Marguelov, est arrivé à Benghazi, où il effectue la première visite d'un responsable russe, plus de 3 mois après le début d'une révolte contre le régime.

"Nous sommes venus à Benghazi pour faciliter le dialogue entre les deux camps.La Russie est dans une position unique car elle a toujours une ambassade à Tripoli et elle vient rencontrer la rébellion aujourd'hui", a indiqué M. Marguelov aux journalistes à son arrivée à l'aéroport de Benghazi vers 09H00 GMT.

Il a précisé qu'il serait mercredi au Caire et qu'il était "ultérieurement disposé à se rendre à Tripoli", sans préciser dans quels délais.

M. Marguelov, qui est le représentant du Kremlin pour l'Afrique, doit rencontrer à Benghazi Moustapha Abdeljalil, le président du Conseil national de transition (CNT) -direction politique de la rébellion-, le numéro deux de la rébellion, Mahmoud Jibril, et le ministre de la Défense, Omar El-Hariri.

Le président Dmitri Medvedev a appelé le colonel Mouammar Kadhafi à quitter le pouvoir, tout en critiquant les opérations armées de l'Otan en Libye, jugeant que l'Alliance atlantique outrepassait le mandat de l'ONU.

La Russie s'était abstenue en mars pendant le vote à l'ONU de la résolution 1973 autorisant des frappes internationales en Libye.