Mali: le chef d'état-major français entame à Gao une visite de deux jours

Par AFP

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Le chef d'état-major des armées françaises, le général François Lecointre, a entamé jeudi une visite de deux jours au Mali destinée à évaluer les opérations anti-jihadistes et à rencontrer les nouvelles autorités maliennes, quatre mois après le coup d'Etat militaire, a-t-on appris de sources françaises et maliennes.

"Le général Lecointre est arrivé ce jeudi à Gao (nord-est) pour une visite de deux jours pour renforcer la coopération dans le cadre de la lutte contre le terrorisme", a déclaré à l'AFP un responsable du ministère malien de la Défense s'exprimant sous le couvert de l'anonymat. "Après Gao, il viendra à Bamako pour des entretiens avec les plus hautes autorités", a ajouté la même source. Une responsable militaire français a confirmé à l'AFP l'arrivée à Gao du général Lecointre.Selon un communiqué de l'ambassade de France au Mali, cette visite, prévue en octobre mais reportée en raison du contexte sanitaire, s'inscrit dans le "cadre traditionnel" des déplacements des responsables militaires sur les théâtres d'opération des armées françaises.A Gao, le chef d'état-major doit évaluer "la qualité du partenariat opérationnel" entre la force française anti-jihadiste Barkhane et les Forces armées maliennes, et la "montée en puissance" de Takuba, un groupement de forces spéciales européennes censées accompagner les Maliens au combat et aider à recréer de la confiance entre ces soldats et la population.Le général Lecointre se rendra ensuite à Bamako pour des entretiens avec les plus hautes autorités politiques et militaires maliennes, ainsi qu'avec les dirigeants de la mission de l'ONU au Mali (Minusma), selon l'ambassade de France.Il devrait notamment rencontrer le président de la transition, Bah Ndaw, et le vice-président, le colonel Assimi Goïta, qui occupe une place centrale au sein du nouveau pouvoir après avoir dirigé le coup d'Etat qui a fait tomber le président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août.Le président français Emmanuel Macron a indiqué fin novembre qu'il aurait, "dans les prochains mois, des décisions à prendre pour faire évoluer Barkhane".Barkhane engage plus de 5.000 hommes au Sahel depuis l'envoi de 600 soldats supplémentaires en 2020 face à la dégradation de la situation. Paris se penche sur un retour aux effectifs antérieurs.