Putsch raté au Niger: la justice rejette le pourvoi des neuf condamnés

Par AFP

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La cour de cassation du Niger a rejeté mercredi le pourvoi des huit militaires et d'un civil condamnés en janvier de 5 à 15 ans de prison pour une tentative de putsch en 2015 au Niger, a annoncé un de leurs avocats.

"La Cour a rejeté le pourvoi" sur le fond, a déclaré aux journalistes Mohamed Hamani Maiga, un des avocats des détenus, faisant part de sa "déception".A l'ouverture du procès en janvier, les avocats de la défense avaient plaidé l'"inconstitutionnalité du code de justice militaire" qui a condamné leurs clients.Trois officiers, dont le général Souleymane Salou, ancien chef d'état-major et ex-membre de la junte, auteur du coup d'Etat de 2010, et le lieutenant Ousmane Awal Hambaly - qui avait bénéficié d'un non-lieu en 2012 pour un autre putsch présumé contre le président Mahamadou Issoufou - ont écopé de 15 ans de prison.Trois autres militaires ont été condamnés à dix ans de prison, tandis que deux autres militaires et un civil, Niandou Salou, le fils du général Salou, ont écopé de cinq ans.Selon le parquet, le plan du putsch prévoyait "l'arrestation du président Issoufou et du chef du corps de la garde présidentielle", le 18 décembre 2015, à son retour de Maradi (centre) où ils participaient aux festivités de l'anniversaire de la République du Niger. Le plan prévoyait "leur exécution s'ils s'opposaient à leur arrestation".Le 17 décembre 2015, le président Issoufou, qui briguait un second mandat, avait affirmé qu'une tentative de coup d'Etat avait été déjouée, justifiant l'arrestation de douze militaires, de trois douaniers et d'une dizaine de civils.Plusieurs des détenus avaient été remis en liberté ou acquittés lors du procès. A l'époque des arrestations, l'opposition politique s'était montrée sceptique quant à la réalité de la tentative de coup d'Etat.