Putsch raté au Togo: perquisition au domicile d'un demi-frère du président

14 août 2012 à 11h17 par La rédaction


LOME (AFP) - (AFP)

Le domicile de Kpatcha Gnassingbé - un demi-frère du président togolais Faure Gnassingbé - condamné dans l'affaire du coup d'Etat déjoué au Togo en avril 2009, a été perquisitionné lundi soir, a indiqué mardi à l'AFP, Me Raphaël Kpandé-Adzaré, l'un de ses avocats.

"Des éléments de la gendarmerie ont perquisitionné lundi aux environs de 20H00 GMT, le domicile de Kpatcha Gnassingbé, à la recherche de munitions.Mais ils n'ont rien trouvé", a déclaré Me Kpandé-Adzaré.

"Nous ne savons pas ce qui se cache derrière cette descente de la gendarmerie au domicile de Kpatcha.Ce sont encore des montages pour lui rendre la vie difficile.Nous attendons la suite qui sera donnée à cet acte de la gendarmerie", a-t-il indiqué.

Un responsable de la gendarmerie s'est refusé à tout commentaire.

Kptacha Gnassingbé, considéré comme le cerveau de ce coup d'Etat raté, avait été condamné en septembre 2011 par la Cour suprême à 20 ans de prison pour "complot contre la sûreté de l'Etat".

Au total 33 militaires et civils ont été jugés pour ce putsch manqué.Douze personnes ont écopé des peines d'emprisonnement allant de 5 à 20 ans.

Les avocats avaient dénoncé un procès "inique", car selon eux, "la Cour n'a pas pu démontrer la culpabilité des accusés durant tout le procès".

Une requête en révision introduite en mars par ces condamnés pour avoir été torturés, a été rejetée le 19 juillet par la Cour suprême.

La plupart des inculpés avaient affirmé lors du procès, avoir été torturés au cours de leur détention à l'Agence nationale de renseignement (ANR).

La Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) mandatée pour enquêter, a affirmé dans son rapport publié en février que les inculpés avaient subi "des actes de violences physique et morale à caractère inhumain et dégradant".