Somalie: les Shebabs menacent Londres d'attentats pour l'extradition d'Abou Hamza

Par La rédaction

LONDRES (AFP) - (AFP)

Les insurgés islamistes somaliens Shebabs, liés à Al-Qaïda, ont menacé lundi la Grande-Bretagne d'une campagne d'attentats pour avoir notamment extradé aux Etats-Unis le prêcheur radical Abou Hamza, et ont accusé Londres de mener une "guerre contre l'islam".

Livré début octobre aux autorités américaines après une bataille judiciaire de plusieurs années, l'ancienne figure du "Londonistan" est jugé à New York notamment pour des prises d'otages et des "activités terroristes" présumées.Il a déjà plaidé non coupable.

Dans 11 messages postés sur ison compte Twitter, le bureau de presse des Shebabs a promis au Royaume-Uni la pire campagne d'attentats qu'il a jamais vécue."Le cauchemar qui s'approche des rivages britanniques va sûrement éclipser l'horreur des 7 et 21 juillet" 2005, lit-on dans un de ces courts messages. 

Londres avait été le théâtre d'une série d'attentats suicide qui avaient tué 52 personnes dans les transports publics le 7 juillet 2005, et quatre autres tentatives avaient semé la panique deux semaines plus tard.

"La Grande-Bretagne va payer le prix le plus élevé pour son rôle impudent dans la guerre contre l'islam et sa brutalité incessante à l'encontre d'innocents musulmans", dit un autre twit des Shebabs.

Une force de l'Union africaine de 17.000 hommes ainsi qu'un imposant contingent de soldats éthiopiens ont chassé les Shebabs de Mogadiscio en août 2011 et forcé les insurgés islamistes à abandonner progressivement leurs principaux bastions, mais ils contrôlent encore de vastes portions du sud et du centre de la Somalie.

La Somalie est en proie à la guerre civile et au chaos depuis la chute du président Siad Barre en 1991.

Une partie importante de la diaspora somalienne vit en Grande-Bretagne.

Les menaces des Shebabs surviennent alors que trois Britanniques musulmans sont jugés depuis lundi à Londres pour avoir planifié des attentats qui auraient pu, selon l'acte d'accusation, être plus meurtriers que ceux du 7 juillet 2005.