Un Mauritanien qui rêvait d'Amérique prend brièvement le contrôle d'un avion au sol à Nouakchott

Par AFP

AFRICA RADIO

Un Mauritanien qui rêvait selon sa famille de poursuivre ses études aux Etats-Unis a réussi jeudi à s'infiltrer dans un avion stationné sur l'aéroport de Nouakchott avant d'être "maîtrisé" par les forces de l'ordre.

Le ministre de l'Equipement, Mohamedou Ahmedou Mheimid, a décrit le jeune homme comme "connu des services de police. Il souffre de problèmes mentaux"."Une enquête a été ouverte pour déterminer les défaillances qui ont causé cette faille securitaire et pour y remédier à l'avenir" a-t-il dit à la télévision nationale.Un inconnu s'est "infiltré dans un avion" sur le tarmac de l'aéroport dans la matinée, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire ayant requis l'anonymat, sans donner de détails sur son identité ou sa nationalité. Selon cette source, l'appareil était un Embraer de la compagnie Mauritania Airlines assurant les liaisons intérieures.Une fois dans l'avion, "vide de passagers", il avait "menacé de le faire exploser", selon la même source, qui n'avait pas pu dire si l'homme était en possession d'armes ou d'explosifs.Il s'agissait en fait d'un jeune Mauritanien, Soulymane Ould Sidi Baba, a indiqué en fin de journée sa famille dans un communiqué.Après de "brillantes études en anglais en Mauritanie, il tenait à poursuivre dans cette langue et désirait se rendre aux USA. Ses échecs répétés à pouvoir se rendre aux USA ont créé chez lui une certaine dépression", selon le communiqué.Sa famille a affirmé n'avoir plus eu de nouvelles de lui pendant deux jours, avant d'apprendre jeudi sa tentative de prendre le contrôle d'un avion à l'aéroport. Elle ajoute qu'il n'a jamais été en possession d'une arme.L'homme a été interpellé: "Il est neutralisé. Des gendarmes ont réussi à le maîtriser après qu'il a refusé de se rendre", a déclaré la source sécuritaire à l'AFP. L'agence de presse nationale a aussi rapporté que "l'opération s'était achevée avec succès" par son arrestation. Il s'était "mêlé à des agents d'une société travaillant à l'aéroport, ce qui lui a permis d'accéder à l'avion", a-t-elle dit.