Une enquête antiterroriste ouverte en France sur l'enlèvement du journaliste Olivier Dubois

Par AFP

AFRICA RADIO

Une enquête préliminaire pour "enlèvement en bande organisée" et "en relation avec une entreprise terroriste" a été ouverte après l'enlèvement au Mali du journaliste français Olivier Dubois, a appris mercredi l'AFP auprès du parquet national antiterroriste (Pnat), confirmant une information du journal Le Monde.

Cette enquête, classique lorsqu'un Français est enlevé à l'étranger, a été ouverte après la confirmation mercredi de l'enlèvement de ce journaliste par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), survenu début avril. Olivier Dubois, collaborateur régulier du Point Afrique et de Libération, dit dans une vidéo circulant mercredi sur les réseaux sociaux avoir été enlevé début avril au Mali par ces jihadistes affiliés à Al-Qaïda.Cette captivité a été confirmée par le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.Au Mali depuis 2016, Olivier Dubois "était en reportage à Gao", a tweeté le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), Christophe Deloire. "Le 8 avril, il n'est pas rentré à son hôtel après le déjeuner. Ce journaliste aguerri (...) connaissait bien cette région très dangereuse".Le journaliste s'était rendu de sa propre initiative dans cette région du nord-est du Mali après avoir préparé, grâce à ses contacts, un entretien avec un dirigeant du groupe jihadiste.RSF, Libération et d'autres rédactions, rapidement au courant, tout comme ses proches et les autorités françaises, avaient pris la décision de ne pas rendre publique sa disparition afin de ne pas entraver une issue positive.Il n'y avait plus de Français otage dans le monde depuis la libération en octobre 2020 de Sophie Pétronin, une septuagénaire enlevée en décembre 2016 par des hommes armés à Gao également, où elle vivait et dirigeait une organisation d'aide à l'enfance.L'enlèvement d'Olivier Dubois porte toutefois à au moins six le nombre d'otages occidentaux détenus au Sahel, un décompte qui ne recouvre que les cas ayant été rendus publics par leur entourage ou leur gouvernement.