Rebelles et autorités fédérales éthiopiennes acceptent un "accès humanitaire à tous ceux dans le besoin" au Tigré

AFRICA RADIO

12 novembre 2022 à 16h36 par AFP

Les rebelles et les autorités fédérales éthiopiennes ont accepté samedi un "accès humanitaire à tous ceux dans le besoin" dans la région du Tigré, en proie depuis deux ans à la guerre, ont-ils annoncé lors d'une conférence de presse à Nairobi.

L'annonce fait suite aux discussions dans la capitale kényane Nairobi sur la mise en oeuvre de l'accord de paix signé le 2 novembre à Pretoria, notamment le désarmement des forces rebelles, le rétablissement de l'autorité fédérale au Tigré et l'acheminement de l'aide. L'accord signé samedi par le maréchal Berhanu Jula, chef d'état-major des Forces armées éthiopiennes (ENDF), et le général Tadesse Worede, commandant en chef des forces rebelles du Tigré, prévoit "un accès humanitaire à tous ceux dans le besoin". Cela sera "avec effet immédiat", a déclaré de son côté l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, envoyé spécial de l'Union africaine. Le conflit au Tigré a commencé en novembre 2020 quand le premier ministre éthiopien Abyi Ahmed y a envoyé l'armée fédérale arrêter les dirigeants de la région qui contestaient son autorité depuis des mois et qu'il accusait d'avoir attaqué des bases militaires fédérales sur place. Initialement défaites, les forces rebelles du Tigré ont repris le contrôle de la majeure partie de la région courant 2021, lors d'une contre-offensive qui a débordé en Amhara et en Afar et les a vues s'approcher d'Addis Abeba. Les rebelles se sont ensuite repliés vers le Tigré, depuis coupé du reste du pays et privé d'électricité, de réseaux de télécommunications, de services bancaires et de carburant.