Après des semaines d’asphyxie, Bamako respire de nouveau. L’approvisionnement en carburant s’est nettement amélioré ces derniers jours, mettant fin aux files d’attente interminables qui paralysaient la capitale malienne. Le blocus imposé depuis septembre par les jihadistes du JNIM, affiliés à Al-Qaïda, avait coupé les routes et stoppé les convois de camions-citernes, plongeant l’économie dans la suffocation.
« Je n’arrive pas à y croire… », souffle un automobiliste, désormais servi en quelques minutes. La circulation reprend, même si certaines stations restent portes closes.
Convois escortés et silence du JNIM
Cette embellie repose sur un dispositif exceptionnel : l’armée malienne, épaulée par les paramilitaires russes de l’Africa Corps, escorte les citernes jusqu’à Bamako sous surveillance aérienne. Les autorités mettent en avant l’arrivée de 82 camions escortés par l’armée nigérienne, alliée de la junte au sein de l’Alliance des États du Sahel.
Selon une source sécuritaire, la baisse d’activité du JNIM et une vaste opération de ratissage ont également favorisé cette accalmie. Reste une question majeure : cette stratégie lourde et coûteuse est-elle tenable dans la durée ?
Un répit fragile
Le gouvernement a signé un accord avec les importateurs pour accélérer les procédures, mais l’électricité reste rare : six heures par jour en moyenne dans de nombreux quartiers. Les Bamakois accueillent ce répit avec soulagement, mais aussi prudence. « Je fais le plein dès que je peux. On n’est jamais sûre de rien », confie un habitant.
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