Depuis septembre, les jihadistes du JNIM, affilié à Al-Qaïda, imposent un blocus sur plusieurs villes maliennes et attaquent les convois de carburant, pour asphyxier l'économie du pays. Au plus fort de la crise en octobre et novembre, Bamako avait subi d'importantes pénuries en carburant, grippant l'économie de la capitale et entraînant des délestages d'électricité. Jusque-là épargné par la pénurie, l'aéroport international de Bamako connaît désormais des difficultés d'approvisionnement en carburant.
"Air Burkina informe son aimable clientèle que, du fait de difficultés d'approvisionnement en carburant à l'aéroport de Bamako, son programme de vols à destination de Bamako et de Dakar connaît quelques perturbations", a indiqué samedi 10 janvier la compagnie burkinabè dans un communiqué.
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Le 8 janvier, la française Corsair a dû modifier un de ses vols Bamako-Paris "suite restriction carburant à Bamako", selon un message à ses passagers consulté par l'AFP. Deux jours plus tôt, Sky Mali, compagnie privée qui relie Bamako aux régions de l'intérieur, a annoncé avoir annulé "plusieurs vols", évoquant des "contraintes logistiques dans la chaîne d'approvisionnement du carburant".
Une réunion de crise prévue mardi 13 janvier
Aéroports du Mali, entreprise nationale chargée de l'exploitation commerciale des aéroports du pays, "ne parvient pas à honorer ses factures et ses échéances. C'est la première raison de la rupture de fourniture (en kérosène)... Il y a aussi les difficultés d'approvisionnement du pays ", a expliqué à l'AFP un de ses agents. "Il y a certes des problèmes d'approvisionnement du pays, mais aussi et surtout des problèmes de gestion interne", ajoute une source au ministère malien des Finances. "Une réunion de crise est convoquée pour mardi afin de comprendre ce qu'il y a et voir ce que le gouvernement peut faire", a-t-elle poursuivi.
Fin décembre, les autorités maliennes avaient annoncé avoir réceptionné "plus de 680 citernes" de carburant et invité les populations au "calme et à ne pas céder à la panique." Toutefois, des Maliens évoquent sur les réseaux sociaux leurs difficultés à s'approvisionner ces derniers jours à Bamako et à l'intérieur du pays.
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